13 juin 2009

Journée de mobilisation nationale : manif à Paris

 

Le 13 juin, nouvelle grande action nationale avec manifestations unitaires

À Paris, départ à 14h de Bastille --> direction Montparnasse

Itinéraire : Place de la Bastille, rue de Lyon, avenue Ledru Rollin, pont d’Austerlitz, boulevard de l’Hôpital, boulevard Saint Marcel, boulevard de Port Royal, boulevard du Montparnasse, place du 18 juin 1940

Pour plus d'informations sur les actions militantes du jour : ici.

08 juin 2009

Le résultat des Européennes par André Bellon

Encore une élection pour rien ?

Le résultat est enfin tombé après une campagne sans grand éclat. Et, comme à l’ordinaire, au soir du 7 juin, les principaux « leaders » rassemblés sur les plateaux de télévision commentaient doctement leurs résultats.
Tous les leaders, mais pas tous les acteurs. Car le vainqueur de ces élections n’avait pas été convié. L’abstention majoritaire du peuple était à peine commentée et pas représentée – pas même par l’un des nombreux sites Internet qui l’avaient encouragée comme un choix politique -. Certes, comme d’habitude, on nous dira qu’elle résulte d’un désintérêt, d’une incompréhension, voire, critique suprême, d’une absence de pédagogie. On oubliera que l’abstention, les appels au boycott, ont été des thèmes de campagne et que ne pas évoquer ce fait est un déni de démocratie en même temps qu’une incompréhension du vote.
Bien pis, on critiquera les abstentionnistes au nom du respect d’un droit de vote dont on dénie l’exercice réel aux citoyens. On oubliera que lorsqu’il n’y a pas souveraineté populaire, il n’y a pas exercice légitime du droit de vote. Or, depuis des décennies, une mince oligarchie s’arroge le droit de définir les bonnes questions, écartant systématiquement les autres, et s’octroie le monopole de la vie politique et de la propagande par son pouvoir sur la presse. Le mépris du vote du 29 mai 2005 en demeure le symbole flagrant et n’est certainement pas étranger à l’abstention du 7 juin.
En fait, tous les personnages conviés à débattre au soir du 7 juin avaient deux préoccupations communes : condamner l’abstention et légitimer le système institutionnel européen qui n’est démocratique ni par sa nature, ni par son fonctionnement. En ce sens, ils ont tous été désavoués.
Ils peuvent, certes, continuer comme si de rien n’était. C’est ainsi que le parti en tête crie victoire, feignant d’ignorer qu’il représente environ 12% des électeurs inscrits.
Ils peuvent rester sourds aux appels exprimés par les citoyens comme ils l’ont fait après le 29 mai 2005 dont le sens profond était l’affirmation de la souveraineté populaire et un appel à rétablir la démocratie.
Mais, à force d’ignorer les messages émis par un peuple, on se prépare des lendemains difficiles. On approfondit le fossé entre pouvoir et citoyens et on fragilise la démocratie en privant le peuple d’une représentation réelle.
Certes, on ne saurait nier que, dans le vote du 7 juin, des votes significatifs ont été exprimés : les politiques antisociales et destructrices de l’environnement menées depuis des décennies ont, en particulier, entraîné des rejets et des choix particulièrement légitimes. Mais ces réactions ne peuvent pas mener à des politiques différentes dans le cadre institutionnel actuel, français autant qu’européen. Tout, en effet, est organisé pour rendre les contestations et les paroles du peuple inopérantes.
Ici, les refus de vote rejoignent les votes critiques. Mais ils ne peuvent, les uns et les autres, trouver leur efficacité que dans la réaffirmation de la volonté collective et donc de la souveraineté populaire.
C’est pourquoi une assemblée Constituante élue au suffrage universel direct est l’objectif qu’il faut affirmer. Destinée à changer les règles du jeu politico-institutionnel, elle est, en effet, la réponse naturelle à l’explosion politique qu’indique ce vote du 7 juin 2008.

André Bellon
Président de l’Association pour une Constituante

23 mai 2009

Le mouvement contre la LRU se poursuit

Nouvelle ronde pour montrer notre obstination contre
les contre-réformes du gouvernement


Communiqué de la ronde infinie des obstinés sur la poursuite du mouvement des universités :


Le mouvement n'est pas terminé !

La ronde infinie des obstiné-e-s
accueille
la Marche des obstinés

DIMANCHE 24 MAI

Plusieurs points de rendez-vous pour les rejoindre au long de leur parcours francilien

pour une grande rondonnée


12h30      Esplanade de la Défense
Au pied de l'escalier de la Grande Arche

14h-16h    Mairie de Neuilly.
Ligne 1 : Sablon

18h    Louvre
Ligne 1: Palais-royal - Musée du Louvre

19h      Beaubourg
Devant le musée : Au pied du pilier qui supporte un pot de fleur doré ...





Pour en savoir plus sur la poursuite du mouvement : document à télécharger

22 mai 2009

Salon du livre politique

affiche2.jpgLes vendredi 29, samedi 30 et dimanche 31 mai 2009 aura lieu un petit salon du livre politique au Lieu-dit (6 rue Sorbier - PARIS 20e - métro : Ménilmontant) en présence des éditions Agone, L'Altiplano, Dilecta, L’Echappée, Ere, La fabrique, Libertalia, Le Passager clandestin, Les Prairies ordinaires, Raisons d’agir, Rue des cascades et Zones.
Au cours de ce salon auront également lieu trois projections:
Vendredi 29 à 20h: des images de Gaza-strophe, le jour d’après (S. Abdallah, K. Mabrouk, 2009)
Samedi 30 à 20h: des images de Jaffa mon amour (E. Sivan, 2009)
Dimanche 31 à 16 h: Chomsky et Cie (O. Azam, D. Mermet, 2008)


Un petit salon du livre politique
Les 29, 30 et 31 mai 2009
de 15h à 22h
Entrée libre
Renseignements au 01 40 33 26 29 ou sur http://www.lelieudit.com/
Programme téléchargeable

14 mai 2009

Manifestation

Ronde intempestive des obstinés universitaires aujourd'hui à 12h sur le parvis de la BNF

Départ de la manifestation à 14h de Jussieu

13 mai 2009

Rap universitaire

Un peu de musique et d'humour pour accompagner cette longue lutte contre la LRU...

 

12 mai 2009

Ronde et manifestation contre la LRU

La lutte contre la LRU continue. Nouvelle journée de mobilisation jeudi 14.

 

Suite à l'appel de l'intersyndicale Enseignement supérieur - Recherche

 Jeudi 14 mai 2009

 Manifestations à Paris et en régions.
Opérations labo morts et blocage des services administratifs.

 avant de participer à la manifestation

 La ronde infinie des obstiné-e-s

 rejoindra les personnels des bibliothèques publiques et la coordination nationale BIATOSS et ITA qui ont décidé d'un rassemblement :

 sur le parvis de la BNF à partir de 12h.

 Nous soutenons leurs revendications : arrêt du démantèlement de la filière "bibliothèques" et des services centraux la gérant ; abandon de la RGPP et des pertes de missions qu’elle entraîne ; abandon de l’entretien annuel d’évaluation et de l’individualisation des carrières et de la rémunération ; mise en place d’un plan de titularisation sans condition des précaires.

 Cette nouvelle ronde intempestive

 témoigne de la convergence des luttes pour la défense du service public. Les principaux syndicats des personnels hospitaliers et cinq organisations représentatives des médecins des hôpitaux publics ont également décidé d'appeler à une journée de mobilisation le 14 mai contre le projet de loi Bachelot.

 

http://rondeinfinie.canalblog.com/

Contact : rondeinfinie@gmail.com

11 mai 2009

Les reclassements à l'étranger pour des salaires de misère

Je suis choquée quand je vois des entreprises proposer à ses salariés de les reclasser à l'étranger pour des salaires allant jusqu'à 15 fois moins que le smic ! Quel mépris de la part des dirigeants !

À ce propos, voir un article du Monde : Un reclassement à 69 euros par mois en Inde pour des salariés... du Tarn

Voilà le choix des salariés : le chômage ou un salaire de misère !

ARRÊT DES DÉLOCALISATIONS !

Rock universitaire

Un peu de musique et d'humour pour accompagner cette longue lutte contre la LRU...

 

 

10 mai 2009

Des salariés de PPR jettent des oeufs sur les actionnaires avant une assemblée générale du groupe, salle Pleyel à Paris

oeuf_ppr.jpgUne centaine de salariés du groupe de luxe et de distribution PPR (possédant entre autres la Fnac, Conforama, Redcats, Puma, Gucci, Yves Saint-Laurent, Boucheron, etc.) se sont rassemblés ce jeudi 7 mai salle Pleyel où devait se tenir une AG des actionnaires et ont accueilli ses membres par des jets d'œufs. Ils ont été rejoints par des étudiants scandant : "Il y en a assez de cette société, qui n'offre que chômage et précarité, on graisse les actionnaires et on vire les salariés",
Les actionnaires ont tenté d'esquiver les projectiles, sous les sifflets des manifestants, puis se sont abrités sous de grands parapluies. Les manifestants ont scandé les slogans "voyous, voyous" et "Pinault, sale escroc, la crise elle a bon dos" à l'adresse du PDG du groupe, François-Henri Pinault. Ils ont déployé une banderole orange sur laquelle figurait la mention "intersyndicale PPR: non aux 1.800 suppressions de postes", en référence aux plans d'économies à La Redoute (suppression de 672 emplois), la Fnac (400 emplois) et Conforama (800). À ce sujet voir l’article du Parisien. Sur des pancartes, on pouvait lire : "les actions du groupe PPR: 418 millions d'euros de dividendes = salariés sacrifiés".
"On aimerait que les actionnaires renoncent à leurs 418 millions d'euros de dividendes, y compris Pinault, pour les investir dans les emplois du groupe PPR", a dit Catherine Gaigne du syndicat Sud Fnac Paris.
Mais les actionnaires ont quand même voté pendant l’AG le versement de dividendes équivalent à 418 millions d'euros pour l'exercice 2008.

Lionel Biebuyck, un actionnaire, a parlé "d'agression". "C'est peut-être moi qui ai le plus perdu entre l'effondrement des cours de bourse et les dividendes qui fondent", se plaint-il, sans honte. Il faut savoir qu’en 2008, le groupe a enregistré un bénéfice net de 875 millions d'euros, stable par rapport à 2007, et que M. Pinault a touché en 2008 une rémunération brute de 2,5 millions d'euros, en hausse par rapport aux 2,2 millions de 2007, selon le document de référence distribué à l'assemblée générale. Aucun actionnaire ne l'a interrogé à ce sujet (source AFP).

D’après un article de l’AFP et les constatations sur place de la rédaction de Lautrinfo
Chiffres et interviews : source AFP
Photo : © D.R.

06 mai 2009

Tous les jours en bas de chez nous

Tous les jours quand je rentre chez moi j'ai droit aux "humanitaires". À la gare, puis plus loin vers la mairie... Deux fois par jour, au moins, parfois ils sont là dès le matin, on essaie de nous faire culpabiliser de ne pas donner.
Mais je dis stop. Si je ne donne pas ce n'est ni parce que je n'ai pas d'argent (et pourtant je n'en ai pas), ni parce que je n'ai pas le temps, ni parce que je suis égoïste mais bien parce que je suis contre ce mendiement constant et bien pensant. Non ce n'est pas un petit pansement sur une société en décomposition qui va changer les choses.
Au lieu de dépenser votre énergie à emmerder les gens quand ils rentrent chez eux après une journée à se faire exploiter, essayez de changer la société en profondeur. Combattez les multinationales et le capitalisme. Manifestez contre Sarkozy et ses lois antisociales. Battez-vous vraiment !

01 mai 2009

Manifestations du 1er mai

Une liste exhaustive des lieux et heures de rdv des manifestations du vendredi 1er mai est disponible ici.

Rendez-vous dans la rue !

28 avril 2009

Appel pour le 1er mai des organisations syndicales CFDT, CFTC, FO, CGT, CFE-CGC, FSU, Solidaires, UNSA

Communiqué daté du lundi 27 avril 2009

Le 1er Mai 2009 est marqué par une dynamique de mobilisation exceptionnelle que traduisent les 280 lieux de rassemblements et de manifestations prévus à cette occasion.

En effet, les annonces quotidiennes de suppressions d’emplois, de fermetures d’entreprises témoignent d’une situation qui se dégrade et dont ni gouvernement, ni patronat n’ont apprécié la durée et la gravité.

Malgré quelques réponses gouvernementales dont certaines restent encore à concrétiser, les organisations syndicales constatent que ni le maintien de l’emploi, ni l’amélioration du pouvoir d’achat, ni la relance économique tournée vers la consommation pas plus que la préservation de la protection sociale, des garanties collectives et le maintien des services publics n’ont fait l’objet de négociations de la part du gouvernement et du patronat.

Pire encore, le gouvernement ressort du tiroir un projet de loi sur le travail du dimanche et ferme la porte à tout coup de pouce au SMIC.

Le patronat, quant à lui, n’a engagé aucune négociation sur les sujets au cœur de la crise : emploi, redistribution des richesses, rémunération des dirigeants, pouvoir des actionnaires.

Unies et déterminées, les organisations syndicales se retrouveront le 4 mai pour débattre des objectifs, des modalités et du calendrier des prochaines initiatives.

Les organisations syndicales appellent tous les salariés, les chômeurs, les retraités à participer massivement à tous les rassemblements et manifestations organisés pas les unions locales départementales et régionales syndicales afin d’exprimer leur solidarité avec les salariés déjà mobilisés dans leurs entreprises et faire entendre leur voix au gouvernement et au patronat.

Le contexte de la crise économique et sociale ne saurait faire oublier aux organisations syndicales françaises que le 1er mai est une journée de solidarité internationale des travailleurs.

Aussi elles tiennent à rappeler qu’elles s’associent donc à toutes les initiatives prises par les syndicats dans le monde.

La rédaction de lautrinfo publiera d'ici à jeudi la liste des heures et parcours des manifestation dans toute la France...

27 avril 2009

Enseignement, santé, même combat !

Journée de mobilisation dans l'enseignement et la santé demain mardi 28 novembre - Jour de la Sainte-Valérie...

Pour plus d'infos : univ_hopital.pdf

Départ des facs : 12h à Jussieu

Venez nombreux pour défendre le service public !

 

18 avril 2009

Plusieurs mobilisations de retraités en avril pour "préparer" le 1er mai

"Pour préparer le 1er mai", une intersyndicale des organisations de retraités CFDT, CFTC, CFE-CGC, CGT, FO, FGR-FP (fonctionnaires) et Unsa a décidé "de faire du mois d'avril un mois de mobilisations ponctué d'initiatives visant à soutenir les actions engagées, et à organiser les solidarités", selon un communiqué de l'intersyndicale.

Les organisations demandent notamment au gouvernement d'agir en faveur de "l'emploi, dans le privé comme dans le public", et du pouvoir d'achat des salariés et des retraités. Elles demandent aussi "le maintien des services publics" et "la réglementation de la sphère financière".

Ainsi, quelque 150 personnes se sont rassemblées le 1er avril à Marseille pour réclamer "300 euros pour tous et tout de suite" et souligner qu'"augmenter les retraites est efficace pour l'économie", selon un journaliste de l'AFP.

A Melun, environ 150 retraités du secteur public et privé (d'après une journaliste de l'AFP) ont manifesté le 7 avril pour leur pouvoir d'achat et l'accès aux soins pour tous.

Après Marseille ou Melun au début du mois, d'autres rassemblements ont eu lieu à Dax (le 11 avril), Dijon (le 15), Arras et Boulogne (le 16) ou Saint-Tropez hier.

D’après une dépêche de l’AFP datée du 9 avril 2009

17 avril 2009

Les séquestrations de dirigeants d'entreprises

La séquestration de cadres du fabricant britannique d'adhésifs Scapa, mercredi dans une usine du groupe dans l'Ain, survient après trois actions du même type ces dernières semaines en France.

Des cadres ont ainsi été retenus dans les usines Sony de Pontonx-sur-l'Adour (Landes), 3M de Pithiviers (Loiret) et Caterpillar à Grenoble en mars dernier.

Le Pdg de Sony France Serge Fouchet et trois de ses collaborateurs avaient passé une nuit enfermés dans l'usine de Pontonx-sur-l'Adour, qui doit fermer le 17 avril, retenus par des salariés mécontents des modalités financières du plan social.

Ils avaient été libérés après un accord avec le personnel, aux termes duquel Sony France s'est engagé à verser 13 millions d'euros en cas de reconversion "significative en termes d'emplois" de l'usine.

Les salariés grévistes de l'usine 3M-Santé de Pithiviers, où 110 licenciements doivent avoir lieu, avaient retenu pendant une nuit le cadre dirigeant avant de trouver un accord sur le reprise de negociations entre la direction et les représentants syndicaux.

Chez Caterpillar à Grenoble, le directeur Nicolas Polutnik et trois cadres ont été libérés le 1er avril après 24 heures de séquestration. Le conflit sur les plans sociaux de l'entreprise n'est toujours pas réglé.

© AFP, Paris, 8 avril 2009

Et le gouvernement n'agit toujours pas ! Et laisse faire les licenciements. Les séquestrations ne sont pas le fait de fous mais bien de salariés exaspérés, et désespérés... Après avoir sauvé les banques, quand sauvera-t-on les salariés ?

16 avril 2009

La ronde infinie des obstinés

Sur la place de l'Hôtel de Ville de Paris tournent depuis plus de 15 jours les enseignants-chercheurs, personnels BIATOSS et étudiants des universités francilienne. Cette action a pour but de sensibiliser l'opinion publique à la cause défendue par plus de 10 semaines de grève dans les universités française. Il s'agit aussi de montrer la détermination des uns et des autres à sauver le système éducatif et universitaire français, qui, s'il a certainement besoin d'amélioration, ne mérite pas d'être détruit...

Pour en savoir plus :
• blog de la ronde : rondeinfinie.canalblog.com
• site du collectif Sauvons l'université : www.sauvonsluniversite.com

02 avril 2009

Samedi 4 avril 2009 journée sans achats

PARTICIPEZ AU MOUVEMENT NATIONAL SAMEDI 4 AVRIL 2009. Vous êtes invités, tous et toutes, ce jour-là à ne RIEN ACHETER surtout :
- L'ESSENCE - GAZOIL  - TABAC
- JEUX DE HASARD (tous jeux de la Française des Jeux)
- ALCOOL
- BOYCOTT DE LA GRANDE DISTRIBUTION (sauf les petits commerces de proximité)
- ESSAYER DE NE PAS ETRE VERBALISÉ  (radars, feu rouge,stop, stationnement...)
- ESSAYER DE CONSOMMER MOINS D'ÉLECTRICITÉ
- ESSAYER DE FAIRE DES ACTIVITÉS GRATUITES CE JOUR-LÀ

D'autres pays l'ont déjà fait. Et ils ont réussi à  faire baisser le prix des pâtes alimentaires pour l'Italie. Deux jours de grève d'achats a suffi pour faire reculer l'énorme augmentation du prix des pâtes.
Même action au Liban pour le prix du pain, le  lendemain de la grève d'achats le prix du pain reprenait son ancien prix.

Avec un minimum d'organisation, nous pouvons tous y arriver.

Imaginez l'impact que ce mouvement solidaire national pourrait engendrer. L'effet boule de neige se fera naturellement. Observez le 5 avril les réactions constatées grâce à vous, grâce à nous. Cessons de nous plaindre et AGISSONS !

23 mars 2009

Disparition du juge d'instruction

On critiquait l'organisation de la justice, sa lenteur et la "toute puissance" du juge d'instruction... On offre maintenant cette toute puissance au Parquet, qui sera chargé d'enquêter. Or les membres du Parquet sont soumis à l'autorité du ministre de la justice quand le juge d'instruction était un membre du Siège à l'abri de toute injonction politique. Il fallait encadrer cette fonction, on la supprime et encore une fois sous l'ère Sarkosy le remède est pire que la maladie...

Un autre problème se pose avec la disparition du juge d'instruction. Celui-ci instruisait à charge et à décharge, c'est-à-dire qu'il enquêtait et essayer de démêler le vrai du faux. Le Procureur (magistrat du Parquet) agit "à charge", qui s'occupera de la "décharge" ? L'accusé lui-même ? Comment fera-t-il s'il est en incarcération provisoire en attendant son procès ? Un riche se paiera des enquêteurs... et un pauvre ?

Pour en savoir plus... Voici au moins un article de Robert Badinter, ancien ministre de la justice.

22 mars 2009

Réponse du Premier ministre

Le Premier ministre, François Fillon, sur le plateau de TF1 le 19 mars au soir, a une fois de plus exclu un "nouveau plan de relance" de l'économie face à "une inquiétude très légitime" lors de la journée de mobilisation, mais à laquelle, selon lui, les mesures déjà adoptées répondent.

"J'écoute les Français tous les jours, ceux qui ont manifesté aujourd'hui et qui étaient nombreux, qui expriment une inquiétude qui est très légitime face à une crise mondiale d'une très grande gravité", a ajouté M. Fillon. "J'agis pour les défendre et les protéger", a-t-il affirmé.

Selon lui, il faut "attendre" que le premier plan de relance de 26 milliards d'euros lancé en décembre "produise ses effets" et notamment "des emplois qui vont être sauvés et qui ont déjà été sauvés", "des mesures pour aider la trésorerie des entreprises", une extension du recours au chômage partiel et sa meilleure indemnisation. Un effort important a selon lui déjà été consenti avec la suppression des deux tiers provisionnels de l'impôt sur les revenus 2008 pour les foyers relevant de la première tranche d'imposition et le crédit d'impôt accordé à deux autres millions de contribuables. "Six millions de Français vont voir leur impôt sur le revenu diminué en 2009 des deux tiers", a-t-il insisté. "Tous les Français comprennent qu'on ne peut pas aller au-delà" car d'une part le déficit public, déjà "doublé" cette année en serait aggravé et "ce serait empêcher la reprise" alors que "des signes" dans ce sens existent "pour l'année 2010".

Totalement en phase avec la majorité UMP à l'Assemblée nationale qui a étouffé jeudi la fronde d'une partie de ses membres en refusant de toucher au bouclier fiscal – qui limite les impositions à 50% du revenu–, M. Fillon a estimé que "la sortie de cette crise ne passe pas par la fuite des capitaux" et "par l'augmentation des impôts".

Seule véritable annonce : la mise en place d'un comité de suivi qui se réunira chaque mois "pour vérifier que les mesures prises sont appliquées" et efficaces". "Le cas échéant, s'il faut adapter ces mesures, on les adaptera", a-t-il fait valoir.

Mais "la mobilisation ne résoudra pas les problèmes de la crise mondiale", a-t-il ajouté répétant qu'il n'y aura pas d'augmentation du Smic, l'une des revendications des syndicats et de l'opposition. "Ce n'est pas la priorité dans une crise aussi grave. (...) La priorité c'est la mobilisation pour l'emploi, c'est de sauver les emplois".

D'après une dépêche de l'Agence France-Presse

La rédaction de Lautrinfo a elle aussi vu Monsieur Fillon à la télévision (et note d’ailleurs qu’il a choisi une chaîne privée…). Nous avons constaté que Madame Ferrari ne posait que des questions sur la crise, laissant champ libre au premier ministre pour affirmer qu’il n’est pas responsable de la crise, mondiale, et que la France n’est pas le pays le plus touché. Et tous les deux « d’oublier » les revendications précises des Français qui défilaient... Les salariés des entreprises privées disaient non aux délocalisations (démarrées bien avant la crise), les enseignants-chercheurs disaient non à la destruction de l’université (la crise n’y est pour rien), les infirmières et médecins disaient non à la destruction de l’hôpital public, les avocats disaient non à la destruction de la Justice, etc., etc., etc. la liste est longue des sujets qu’ils auraient pu aborder et des revendications auxquelles Monsieur Fillon s’est bien gardé de répondre…