17 novembre 2010

Pour une constituante...

A lire sur Marianne 2, un article pour la mise en place d'une assemblée constituante, comme solution politique aux problèmes actuels de représentation du peuple.

En bonus, un commentaire au sujet de cet article, laissé par un membre de la rédaction de lautrinfo :

"Je suis heureuse de lire un article qui ne parle pas en notre nom mais nous propose de nous exprimer. Un article qui parle encore de la question de la réforme des retraites. 
Il me semble que beaucoup considèrent maintenant comme acquise cette nouvelle loi et que le peuple n’y peut plus rien. Sont-ce les mêmes gens qui me disent que je fais partie de la « génération sacrifiée » ? Je n’ai pas forcément une aussi grande culture économique, sociale, politique, historique, etc. que les personnes qui ont laissé tous ces commentaires. C’est pourquoi je ne répondrais pas aux uns ou aux autres. Je veux juste exprimer mon sentiment sur la situation actuelle. Ce que j’entends souvent dans les discours, en tant que jeune diplômée de 24 ans, c’est que je ne dois pas avoir d’espoir. Il faudrait que je me résigne à ne pas avoir de travail ou à accepter un travail qui ne correspond ni à mes qualifications, ni à mes revendications salariales, ni à mon niveau d’étude, ni à mes goûts. Il faudrait que je me résigne à cotiser plus longtemps pour avoir une retraite décente. Mais comment cela va-t-il être possible si je n’ai pas le droit de travailler ? Le nœud du problème n’est-il pas là ? Le manque d’argent ne vient-il pas du manque de cotisants dû au chômage de masse ? On me dit en plus qu’il faudra que je travaille plus vieille mais comment croire que j’aurais du travail plus vieille quand je vois le taux de chômage des seniors ? Si je ne peux travailler ni jeune, ni vieille quand obtiendrais-je le nombre d’annuité suffisantes ? Vu les salaires qui nous sont proposés je mets bien évidement de côté la possibilité de mettre des sous de côté vous l’avez bien compris ! 
J’ai appris un peu notre histoire quand même lors de mes études, et si je ne peux pas argumenter aussi bien que vous, je crois quand même pouvoir dire que ce que nous avons comme droits aujourd’hui a été obtenu par des gens qui se sont battus. Du moins par des gens qui gardaient espoir et croyaient en la possibilité d’un monde meilleur. Semaine de travail raisonnable, congés payés, sécu, retraites… aurait-on tout ça sans des idéalistes, des « rêveurs » comme j’ai pu le lire. Je ne pense pas. Honnêtement, et sans arrière pensée d’amitié pour tel ou tel clan, tel ou tel parti. 
Ce que je vous demande en tant que « jeune » comme on nous appelle – comme si nous étions d’ailleurs un seul tout – c’est d’arrêter de me parler de « génération sacrifiée ». Arrêtez d’essayer de me désespérer. D’une part parce que c’est criminel. D’autre part parce que vous n’y arriverez pas. Parce que moi je crois qu’on peut faire avancer l’humanité vers un monde meilleur. 
Merci à l’auteur de cet article et à tous les citoyens qui s’engagent pour la mise en place d’une constituante. Pour que le peuple puisse s’exprimer, enfin. Pour que des gens qui n’ont aucune conscience de notre mode de vie arrêtent de prendre les décisions à notre place, et surtout contre notre avis – exprimé pourtant à travers le vote blanc par ex, à travers le rejet lors d’un référendum du traité européen, etc."

Ça faisait longtemps que nous voulions vous faire part de notre avis sur l'expression "génération sacrifiée". C'est chose faite. Peut être développerons nous ça dans un autre post.

24 juin 2010

Etats généraux

Le Président demande des Etats généraux du football parce qu'une équipe est incapable de jouer mais alors quand il s'agit de convoquer des états généraux pour un changement de constitution alors là non, c'est trop demander !

C'est dit : le foot est plus important que la sauvegarde de l'intérêt du peuple !

21 juin 2010

Réflexion du jour

Avant une note plus fournie sur le code des pensions une petite réflexion à méditer...

On parle d'augmenter la durée de cotisation et de faire partir les gens plus tard à la retraite parce qu'on manque de sous pour payer ses fameuses retraites (aux salariés qui ont cotisé toute leur vie soit dit en passant). Mais l'important est bien la masse salariale cotisante. Or s'il y avait plus de travailleurs et moins de chômeurs, il y aurait plus de cotisants. Au lieu de faire partir les gens plus tard à la retraite et d'ainsi laisser vieillir la population active, laissons travailler les jeunes, en pleine forme, qui cotiseront sans broncher - promis juré craché. On veut du boulot maintenant. Et on veut pas mourir au boulot ! Donc laissez-nous travailler maintenant, et laissons les plus âgés se reposer : ils l'ont bien mérité...

Le cheval de bataille est donc bien de donner du travail aux chômeurs et de stopper les licenciements ! Non aux réformes injustes et inutiles ! Attaquons-nous au vrai problème !

16 juin 2010

Travailler puis mourir (on veut pas crever au boulot)

On nous annonce la réforme nécessaire du régime des retraites parce que celui-ci serait déficitaire. Quelques points en vrac qu'on oublie de préciser et/ou rappeler : les exonérations successives de charges patronales (qui sont autant de sous en moins dans les caisses) ou encore les cadeaux accordés aux banques, que ce soit pour les renflouer lors de la crise mais aussi par les emprunts de l'Etat (parce que les banques, elles ne sont pas bénévoles et prennent des intérêts pour l'argent prêté). On stigmatise les fonctionnaires, les régimes spéciaux, etc. Pense-t-on à préciser que c'est le régime général qui renfloue la caisse de retraite des prêtres !!!!

On nous parle de l'allongement de la durée de la vie en n'oubliant de préciser que celui-ci est réel bien sûr grâce aux progrès de la médecine mais aussi grâce aux avancées sociales : sécu et donc accès aux soins, congés payés, week-ends non travaillés, raccourcissement de la durée de travail hebdomadaire... mais aussi départ plus tôt à la retraite. Si on recule celui-ci - en repartant ainsi en arrière, loin dans le temps - on raccourcira la durée de vie...

Les médias parlent aujourd'hui de la retraite à 62 ans. Mais oublient de préciser que dans la réforme il y a aussi l'augmentation du nombre d'annuité. Or avec des études de plus en plus longues et un chômage des jeunes (chômage dans un sens large du terme : les jeunes à la sortie d'études ne touchent pas de chômage et ce temps ne sera donc pas compté dans leur nombre d'annuité) si le nombre d'annuité ne cesse d'augmenter ce n'est pas à 62 ans qu'on partira mais à 63, 64, 65 ans ou plus encore. Ce que les médias oublient c'est que la réforme prévoit aussi que ce sera à 67 ans et non plus à 65 qu'on pourra partir avec une retraite à taux plein même si on n'a pas toutes nos annuités.

Des générations entières partiront épuisées à la retraite, ne pourront attendre, partiront en avance et n'auront pas de retraite à taux plein. Avec les salaires qu'on nous offre aujourd'hui, combien toucherons-nous de retraites après avoir travaillé des dizaines d'années ?!

 

Au prochain numéro, un petit cours sur le code des pensions - qui fixe les histoires des retraites des fonctionnaires -... ou pourquoi l'état le remet-il en cause ?

14 janvier 2010

Manifeste des Instituteurs-désobéisseurs

couv_en_conscienceL.jpgAlain Refalo publie En conscience je refuse d'obéir, disponible en librairie dès aujourd'hui jeudi 14 janvier.

Présentation de l'éditeur :

Résumé du livre

« C’est l’histoire d’un instituteur qui, après presque vingt ans de carrière, entre en désobéissance ouverte... »

Alain Refalo, professeur des écoles à Colomiers (31), explique le combat qu’il mène contre les réformes mises en œuvre depuis plusieurs années par le Ministère de l’Éducation Nationale ; pour lui ces réformes menacent l’école de la République.

L’ouvrage débute par le récit personnel de son entrée en résistance, pour s’élargir petit à petit à celui du combat mené en France depuis 2008 par les instituteurs-désobéisseurs.
Ce mouvement, parti de quelques refus isolés pour aboutir à une action de résistance pédagogique collective et tenace, instaure un véritable rapport de force avec le gouvernement.

Alain Refalo y livre son appréciation des différentes réformes du Ministère de l’Éducation Nationale, faisant la lumière sur leur caractère néfaste. Réformes synonymes, pour lui et pour les milliers d’enseignants qui le suivent, d’une déconstruction de l’école publique marquée par un désengagement de l’État et l’instauration d’une école tournée vers la compétition.

Tour à tour, sont analysés profondément les suppressions de poste, la réforme du système de remplacement, le projet de regroupement des écoles primaires dans des structures plus vastes (EPEP), la disparition programmée de l’école maternelle, la suppression des IUFM et de la formation pédagogique, la modification des rythmes scolaires, les nouveaux programmes, le dispositif de l’aide personnalisée et la mise en place d’évaluations nationales.

Pour répondre aux attaques dont il a fait l’objet, Alain Refalo apporte des éclaircissements sur la notion de désobéissance et de résistance pédagogique et, tout particulièrement, sur la légitimité de sa démarche.

L’ouvrage se clôt par un plaidoyer en faveur d’une désobéissance assumée et constructive ; face à une politique marquée par l’autoritarisme et la peur, l’auteur appelle à l’insurrection des consciences…

12,5 x 21 cm
256 pages
16 euros


Histoire du mouvement

Le 6 novembre 2008, Alain Refalo adresse une lettre à son inspecteur : « Je vous écris cette lettre car aujourd’hui, en conscience, je ne puis plus me taire ! En conscience, je refuse d’obéir. »
Par ce biais, il l’informe de son refus de participer au démantèlement de l’école de la République engagé par plusieurs réformes du Ministère de l’Éducation Nationale. Ne voulant y participer ni par leur application, ni par son silence, il déclare entrer en désobéissance.

La lettre est en parallèle mise en ligne sur le blog Résistance pédagogique pour l’avenir de l’école. L’objectif poursuivi est de rendre cette désobéissance publique, dans l’espoir de créer un mouvement collectif qui fera barrage à l’application des mesures.

Un formidable buzz démarre instantanément : les visiteurs se pressent par milliers sur le blog. La semaine suivante, la lettre est lue par 30 000 personnes ! Alain Refalo est immédiatement soutenu par les syndicats d’enseignants qui affirment que sa démarche n’est pas un acte isolé, mais qu’elle entre profondément en résonance avec l’état d’esprit de la profession, et par les parents de ses élèves.

Au fil des mois, les lettres de désobéissance d’enseignants et de directeurs se multiplient. Largement médiatisé, le mouvement prend de l’ampleur, pour atteindre aujourd’hui près de 3 000 signataires. Tout comme plusieurs de ses collègues, Alain Refalo sera victime de pressions puis de sanctions : retenues sur salaire, refus d’une promotion et abaissement d’un échelon à la suite d’une commission disciplinaire le 9 juillet 2009.

Chef de file des enseignants désobéisseurs, et porte-parole emblématique de cette révolte, Alain Refalo continue, malgré ces lourdes sanctions, de revendiquer une désobéissance assumée et responsable, dans l’intérêt des élèves et plus largement pour l’avenir de l’école publique.

La maison d'édition

Les éditions des îlots de résistance sont nées d’un constat : notre monde a besoin d’opposants, d’empêcheurs de pensée unique ou de réfractaires pour imaginer, bousculer et avancer.

Seuls les individus, et non les systèmes, savent s’opposer, se souvenir et s’affranchir du quotidien pour imaginer librement notre devenir. Au-delà des langues de bois ou des univers bien établis, il existe des pensées et des expériences parfois peu connues qui portent en elles des ferments de réussite ou d’espérance.

Les éditions des îlots de résistance souhaitent donner la parole à ces esprits libres, qui dessineront sûrement les frontières de demain.

13 juin 2009

Journée de mobilisation nationale : manif à Paris

 

Le 13 juin, nouvelle grande action nationale avec manifestations unitaires

À Paris, départ à 14h de Bastille --> direction Montparnasse

Itinéraire : Place de la Bastille, rue de Lyon, avenue Ledru Rollin, pont d’Austerlitz, boulevard de l’Hôpital, boulevard Saint Marcel, boulevard de Port Royal, boulevard du Montparnasse, place du 18 juin 1940

Pour plus d'informations sur les actions militantes du jour : ici.

08 juin 2009

Le résultat des Européennes par André Bellon

Encore une élection pour rien ?

Le résultat est enfin tombé après une campagne sans grand éclat. Et, comme à l’ordinaire, au soir du 7 juin, les principaux « leaders » rassemblés sur les plateaux de télévision commentaient doctement leurs résultats.
Tous les leaders, mais pas tous les acteurs. Car le vainqueur de ces élections n’avait pas été convié. L’abstention majoritaire du peuple était à peine commentée et pas représentée – pas même par l’un des nombreux sites Internet qui l’avaient encouragée comme un choix politique -. Certes, comme d’habitude, on nous dira qu’elle résulte d’un désintérêt, d’une incompréhension, voire, critique suprême, d’une absence de pédagogie. On oubliera que l’abstention, les appels au boycott, ont été des thèmes de campagne et que ne pas évoquer ce fait est un déni de démocratie en même temps qu’une incompréhension du vote.
Bien pis, on critiquera les abstentionnistes au nom du respect d’un droit de vote dont on dénie l’exercice réel aux citoyens. On oubliera que lorsqu’il n’y a pas souveraineté populaire, il n’y a pas exercice légitime du droit de vote. Or, depuis des décennies, une mince oligarchie s’arroge le droit de définir les bonnes questions, écartant systématiquement les autres, et s’octroie le monopole de la vie politique et de la propagande par son pouvoir sur la presse. Le mépris du vote du 29 mai 2005 en demeure le symbole flagrant et n’est certainement pas étranger à l’abstention du 7 juin.
En fait, tous les personnages conviés à débattre au soir du 7 juin avaient deux préoccupations communes : condamner l’abstention et légitimer le système institutionnel européen qui n’est démocratique ni par sa nature, ni par son fonctionnement. En ce sens, ils ont tous été désavoués.
Ils peuvent, certes, continuer comme si de rien n’était. C’est ainsi que le parti en tête crie victoire, feignant d’ignorer qu’il représente environ 12% des électeurs inscrits.
Ils peuvent rester sourds aux appels exprimés par les citoyens comme ils l’ont fait après le 29 mai 2005 dont le sens profond était l’affirmation de la souveraineté populaire et un appel à rétablir la démocratie.
Mais, à force d’ignorer les messages émis par un peuple, on se prépare des lendemains difficiles. On approfondit le fossé entre pouvoir et citoyens et on fragilise la démocratie en privant le peuple d’une représentation réelle.
Certes, on ne saurait nier que, dans le vote du 7 juin, des votes significatifs ont été exprimés : les politiques antisociales et destructrices de l’environnement menées depuis des décennies ont, en particulier, entraîné des rejets et des choix particulièrement légitimes. Mais ces réactions ne peuvent pas mener à des politiques différentes dans le cadre institutionnel actuel, français autant qu’européen. Tout, en effet, est organisé pour rendre les contestations et les paroles du peuple inopérantes.
Ici, les refus de vote rejoignent les votes critiques. Mais ils ne peuvent, les uns et les autres, trouver leur efficacité que dans la réaffirmation de la volonté collective et donc de la souveraineté populaire.
C’est pourquoi une assemblée Constituante élue au suffrage universel direct est l’objectif qu’il faut affirmer. Destinée à changer les règles du jeu politico-institutionnel, elle est, en effet, la réponse naturelle à l’explosion politique qu’indique ce vote du 7 juin 2008.

André Bellon
Président de l’Association pour une Constituante

23 mai 2009

Le mouvement contre la LRU se poursuit

Nouvelle ronde pour montrer notre obstination contre
les contre-réformes du gouvernement


Communiqué de la ronde infinie des obstinés sur la poursuite du mouvement des universités :


Le mouvement n'est pas terminé !

La ronde infinie des obstiné-e-s
accueille
la Marche des obstinés

DIMANCHE 24 MAI

Plusieurs points de rendez-vous pour les rejoindre au long de leur parcours francilien

pour une grande rondonnée


12h30      Esplanade de la Défense
Au pied de l'escalier de la Grande Arche

14h-16h    Mairie de Neuilly.
Ligne 1 : Sablon

18h    Louvre
Ligne 1: Palais-royal - Musée du Louvre

19h      Beaubourg
Devant le musée : Au pied du pilier qui supporte un pot de fleur doré ...





Pour en savoir plus sur la poursuite du mouvement : document à télécharger

22 mai 2009

Salon du livre politique

affiche2.jpgLes vendredi 29, samedi 30 et dimanche 31 mai 2009 aura lieu un petit salon du livre politique au Lieu-dit (6 rue Sorbier - PARIS 20e - métro : Ménilmontant) en présence des éditions Agone, L'Altiplano, Dilecta, L’Echappée, Ere, La fabrique, Libertalia, Le Passager clandestin, Les Prairies ordinaires, Raisons d’agir, Rue des cascades et Zones.
Au cours de ce salon auront également lieu trois projections:
Vendredi 29 à 20h: des images de Gaza-strophe, le jour d’après (S. Abdallah, K. Mabrouk, 2009)
Samedi 30 à 20h: des images de Jaffa mon amour (E. Sivan, 2009)
Dimanche 31 à 16 h: Chomsky et Cie (O. Azam, D. Mermet, 2008)


Un petit salon du livre politique
Les 29, 30 et 31 mai 2009
de 15h à 22h
Entrée libre
Renseignements au 01 40 33 26 29 ou sur http://www.lelieudit.com/
Programme téléchargeable

14 mai 2009

Manifestation

Ronde intempestive des obstinés universitaires aujourd'hui à 12h sur le parvis de la BNF

Départ de la manifestation à 14h de Jussieu

13 mai 2009

Rap universitaire

Un peu de musique et d'humour pour accompagner cette longue lutte contre la LRU...

 

12 mai 2009

Ronde et manifestation contre la LRU

La lutte contre la LRU continue. Nouvelle journée de mobilisation jeudi 14.

 

Suite à l'appel de l'intersyndicale Enseignement supérieur - Recherche

 Jeudi 14 mai 2009

 Manifestations à Paris et en régions.
Opérations labo morts et blocage des services administratifs.

 avant de participer à la manifestation

 La ronde infinie des obstiné-e-s

 rejoindra les personnels des bibliothèques publiques et la coordination nationale BIATOSS et ITA qui ont décidé d'un rassemblement :

 sur le parvis de la BNF à partir de 12h.

 Nous soutenons leurs revendications : arrêt du démantèlement de la filière "bibliothèques" et des services centraux la gérant ; abandon de la RGPP et des pertes de missions qu’elle entraîne ; abandon de l’entretien annuel d’évaluation et de l’individualisation des carrières et de la rémunération ; mise en place d’un plan de titularisation sans condition des précaires.

 Cette nouvelle ronde intempestive

 témoigne de la convergence des luttes pour la défense du service public. Les principaux syndicats des personnels hospitaliers et cinq organisations représentatives des médecins des hôpitaux publics ont également décidé d'appeler à une journée de mobilisation le 14 mai contre le projet de loi Bachelot.

 

http://rondeinfinie.canalblog.com/

Contact : rondeinfinie@gmail.com

11 mai 2009

Les reclassements à l'étranger pour des salaires de misère

Je suis choquée quand je vois des entreprises proposer à ses salariés de les reclasser à l'étranger pour des salaires allant jusqu'à 15 fois moins que le smic ! Quel mépris de la part des dirigeants !

À ce propos, voir un article du Monde : Un reclassement à 69 euros par mois en Inde pour des salariés... du Tarn

Voilà le choix des salariés : le chômage ou un salaire de misère !

ARRÊT DES DÉLOCALISATIONS !

Rock universitaire

Un peu de musique et d'humour pour accompagner cette longue lutte contre la LRU...

 

 

10 mai 2009

Des salariés de PPR jettent des oeufs sur les actionnaires avant une assemblée générale du groupe, salle Pleyel à Paris

oeuf_ppr.jpgUne centaine de salariés du groupe de luxe et de distribution PPR (possédant entre autres la Fnac, Conforama, Redcats, Puma, Gucci, Yves Saint-Laurent, Boucheron, etc.) se sont rassemblés ce jeudi 7 mai salle Pleyel où devait se tenir une AG des actionnaires et ont accueilli ses membres par des jets d'œufs. Ils ont été rejoints par des étudiants scandant : "Il y en a assez de cette société, qui n'offre que chômage et précarité, on graisse les actionnaires et on vire les salariés",
Les actionnaires ont tenté d'esquiver les projectiles, sous les sifflets des manifestants, puis se sont abrités sous de grands parapluies. Les manifestants ont scandé les slogans "voyous, voyous" et "Pinault, sale escroc, la crise elle a bon dos" à l'adresse du PDG du groupe, François-Henri Pinault. Ils ont déployé une banderole orange sur laquelle figurait la mention "intersyndicale PPR: non aux 1.800 suppressions de postes", en référence aux plans d'économies à La Redoute (suppression de 672 emplois), la Fnac (400 emplois) et Conforama (800). À ce sujet voir l’article du Parisien. Sur des pancartes, on pouvait lire : "les actions du groupe PPR: 418 millions d'euros de dividendes = salariés sacrifiés".
"On aimerait que les actionnaires renoncent à leurs 418 millions d'euros de dividendes, y compris Pinault, pour les investir dans les emplois du groupe PPR", a dit Catherine Gaigne du syndicat Sud Fnac Paris.
Mais les actionnaires ont quand même voté pendant l’AG le versement de dividendes équivalent à 418 millions d'euros pour l'exercice 2008.

Lionel Biebuyck, un actionnaire, a parlé "d'agression". "C'est peut-être moi qui ai le plus perdu entre l'effondrement des cours de bourse et les dividendes qui fondent", se plaint-il, sans honte. Il faut savoir qu’en 2008, le groupe a enregistré un bénéfice net de 875 millions d'euros, stable par rapport à 2007, et que M. Pinault a touché en 2008 une rémunération brute de 2,5 millions d'euros, en hausse par rapport aux 2,2 millions de 2007, selon le document de référence distribué à l'assemblée générale. Aucun actionnaire ne l'a interrogé à ce sujet (source AFP).

D’après un article de l’AFP et les constatations sur place de la rédaction de Lautrinfo
Chiffres et interviews : source AFP
Photo : © D.R.

06 mai 2009

Tous les jours en bas de chez nous

Tous les jours quand je rentre chez moi j'ai droit aux "humanitaires". À la gare, puis plus loin vers la mairie... Deux fois par jour, au moins, parfois ils sont là dès le matin, on essaie de nous faire culpabiliser de ne pas donner.
Mais je dis stop. Si je ne donne pas ce n'est ni parce que je n'ai pas d'argent (et pourtant je n'en ai pas), ni parce que je n'ai pas le temps, ni parce que je suis égoïste mais bien parce que je suis contre ce mendiement constant et bien pensant. Non ce n'est pas un petit pansement sur une société en décomposition qui va changer les choses.
Au lieu de dépenser votre énergie à emmerder les gens quand ils rentrent chez eux après une journée à se faire exploiter, essayez de changer la société en profondeur. Combattez les multinationales et le capitalisme. Manifestez contre Sarkozy et ses lois antisociales. Battez-vous vraiment !

01 mai 2009

Manifestations du 1er mai

Une liste exhaustive des lieux et heures de rdv des manifestations du vendredi 1er mai est disponible ici.

Rendez-vous dans la rue !

28 avril 2009

Appel pour le 1er mai des organisations syndicales CFDT, CFTC, FO, CGT, CFE-CGC, FSU, Solidaires, UNSA

Communiqué daté du lundi 27 avril 2009

Le 1er Mai 2009 est marqué par une dynamique de mobilisation exceptionnelle que traduisent les 280 lieux de rassemblements et de manifestations prévus à cette occasion.

En effet, les annonces quotidiennes de suppressions d’emplois, de fermetures d’entreprises témoignent d’une situation qui se dégrade et dont ni gouvernement, ni patronat n’ont apprécié la durée et la gravité.

Malgré quelques réponses gouvernementales dont certaines restent encore à concrétiser, les organisations syndicales constatent que ni le maintien de l’emploi, ni l’amélioration du pouvoir d’achat, ni la relance économique tournée vers la consommation pas plus que la préservation de la protection sociale, des garanties collectives et le maintien des services publics n’ont fait l’objet de négociations de la part du gouvernement et du patronat.

Pire encore, le gouvernement ressort du tiroir un projet de loi sur le travail du dimanche et ferme la porte à tout coup de pouce au SMIC.

Le patronat, quant à lui, n’a engagé aucune négociation sur les sujets au cœur de la crise : emploi, redistribution des richesses, rémunération des dirigeants, pouvoir des actionnaires.

Unies et déterminées, les organisations syndicales se retrouveront le 4 mai pour débattre des objectifs, des modalités et du calendrier des prochaines initiatives.

Les organisations syndicales appellent tous les salariés, les chômeurs, les retraités à participer massivement à tous les rassemblements et manifestations organisés pas les unions locales départementales et régionales syndicales afin d’exprimer leur solidarité avec les salariés déjà mobilisés dans leurs entreprises et faire entendre leur voix au gouvernement et au patronat.

Le contexte de la crise économique et sociale ne saurait faire oublier aux organisations syndicales françaises que le 1er mai est une journée de solidarité internationale des travailleurs.

Aussi elles tiennent à rappeler qu’elles s’associent donc à toutes les initiatives prises par les syndicats dans le monde.

La rédaction de lautrinfo publiera d'ici à jeudi la liste des heures et parcours des manifestation dans toute la France...

27 avril 2009

Enseignement, santé, même combat !

Journée de mobilisation dans l'enseignement et la santé demain mardi 28 novembre - Jour de la Sainte-Valérie...

Pour plus d'infos : univ_hopital.pdf

Départ des facs : 12h à Jussieu

Venez nombreux pour défendre le service public !

 

18 avril 2009

Plusieurs mobilisations de retraités en avril pour "préparer" le 1er mai

"Pour préparer le 1er mai", une intersyndicale des organisations de retraités CFDT, CFTC, CFE-CGC, CGT, FO, FGR-FP (fonctionnaires) et Unsa a décidé "de faire du mois d'avril un mois de mobilisations ponctué d'initiatives visant à soutenir les actions engagées, et à organiser les solidarités", selon un communiqué de l'intersyndicale.

Les organisations demandent notamment au gouvernement d'agir en faveur de "l'emploi, dans le privé comme dans le public", et du pouvoir d'achat des salariés et des retraités. Elles demandent aussi "le maintien des services publics" et "la réglementation de la sphère financière".

Ainsi, quelque 150 personnes se sont rassemblées le 1er avril à Marseille pour réclamer "300 euros pour tous et tout de suite" et souligner qu'"augmenter les retraites est efficace pour l'économie", selon un journaliste de l'AFP.

A Melun, environ 150 retraités du secteur public et privé (d'après une journaliste de l'AFP) ont manifesté le 7 avril pour leur pouvoir d'achat et l'accès aux soins pour tous.

Après Marseille ou Melun au début du mois, d'autres rassemblements ont eu lieu à Dax (le 11 avril), Dijon (le 15), Arras et Boulogne (le 16) ou Saint-Tropez hier.

D’après une dépêche de l’AFP datée du 9 avril 2009