31 janvier 2008

Comment se décrédibiliser ? (2)

À VOIR ET À FAIRE CIRCULER DE TOUTE URGENCE !!!!
 
 
Qui a dit: "À chaque grande étape de la construction européenne il faut consulter le peuple!" ??
Pas Nicolas Sarkozy quand même ? Mais si, mais si  !
Quand ça ? Le 9 mai 2004 au conseil national de l'UMP, à Aubervilliers.
Vous ne me croyez pas ? Souriez, c'était filmé !
 
 


Citation intégrale : Nicolas Sarkozy, 9 mai 2004, Conseil national de l'UMP, Aubervilliers :

« Si l'Europe reste la seule affaire des responsables politiques et économiques, sans devenir la grande affaire des peuples, reconnaissons que l'Europe sera, à plus ou moins brève échéance, vouée à l'échec.

Bien sûr, l'Europe doit être au service des peuples, chacun peut le comprendre. Mais l'Europe ne peut se construire sans les peuples, parce que l'Europe, c'est le partage consenti d'une souveraineté et la souveraineté, c'est le peuple. A chaque grande étape de l'intégration Européenne, il faut donc solliciter l'avis du peuple. Sinon, nous nous couperons du peuple.

Si nous croyons au projet Européen comme j'y crois, alors nous ne devons pas craindre la confrontation populaire.

Si nous n'expliquons pas, si nous ne convainquons pas, alors comment s'étonner du fossé qui risque de s'amplifier chaque jour davantage entre la communauté Européenne et la communauté Nationale ? »

La désinformation autour de la LRU

Voici une réaction à l'intervention de l’universitaire et écrivain Françoise Asso sur le non-traitement médiatique du mouvement anti-LRU (Libération du 21 janvier)

(publiée sur le blog du Contre-Journal)

«Je suis universitaire, en lutte contre la LRU, et je suis loin d’être le seul à avoir constaté ce désintérêt des médias, et au-delà, l’espèce de haine qui sévit contre les étudiants et, plus globalement, contre le monde universitaire et les intellectuels. Cette haine, qui s’exprime à l’envie sur les forums de Libé, sur ceux du Monde, ou ailleurs, se nourrit de l’ignorance de ceux qui la portent et de la permissivité dangereuse des dispositifs médiatiques qui, au nom d’une vision selon laquelle chacun pourrait - et devrait - s’exprimer sur des sujets pour lesquels il n’a aucune connaissance, mais seulement une "opinion", laisse passer tout le flot de l’éristique de bazar du Net, toute la récrimination de ceux qui plongent tête baissée dans le "tous contre tous" de l’idéologie libérale. Le plus inepte de ces faux débats repose sur l’argument selon lesquels on ne devrait pas s’opposer sans proposer. Ceci est à la fois un raisonnement spécieux (s’opposer est une proposition : ne serait-ce que le refus de voir supprimer des dispositifs démocratiques à l’université au nom des valeurs portées par l’université) et un argument mensonger, puisqu’il y a énormément de contre-propositions qui n’ont jamais été discutées publiquement (à cause de la censure, justement).

Pour répondre à la question de savoir pourquoi les journalistes ont refusé de laisser la parole aux universitaires, il y a tout le problème de la disparition du journalisme d’investigation en France et de la formation (catastrophique) des professionnels des médias par ces officines liées au monde politique et au marché que sont les IEP [Institut d’études politiques] et le Celsa [école des hautes études en sciences de l’information et de la communication]. Là, on ne s’intéresse plus aux contenus (des débats, de la culture, de la connaissance), mais à la seule mise en scène du spectacle de la politique spectacle ; aux seuls jeux d’acteurs, comme si les acteurs sociaux pouvaient ne se mobiliser que comme on monte sur la scène d’un théâtre de boulevard, sans avoir d’enjeux éthique à défendre, de visions construites et étayées de la société à porter, ou sans avoir de savoirs à avancer en réponse à l’ignorance de l’actuel gouvernement et de ses cuistres.

Plus encore, ce journalisme de non-investigation est formé à la servilité face au monde politique et à des visions a-critiques et a-historiques de la société.»

La désinformation autour de la LRU (2)

Deuxième réaction :

«Les universités françaises ne seront jamais bien classées car le but de ces classements est de promouvoir les universités anglo-saxonnes. Les critères de validité de ces classements ont d’ailleurs été dénoncés au sein même de ces pays, par le groupe Anapolis aux USA, ou par Peter Wills en Nouvelle-Zélande (université d’Auckland) qui a mis en cause le caractère parfaitement spécieux des critères du Times Higher Education Supplement, lesquels ont permis l’autopromotion des universités australiennes. Changez les critères (linguistiques entre autres) comme l’ont fait les Mines et vous trouverez alors une grande majorité d’écoles françaises dans ces classements. Ce que montrent ces critères n’est rien d’autre que la limite de leur validité et leur utilisation à des fins idéologiques.

Sur la reconnaissance des diplômes : faut-il mécaniquement incriminer l’université de ne savoir s’adapter aux supposés besoins du marché, alors que celle-ci a déjà fait de grands pas vers la professionnalisation ? Savez-vous que dans le monde anglo-saxon la "professionnalisation" des diplômes, hors MBA [master of business administration, ndlr], est quasi nulle mais qu’au contraire le monde de l’emploi reconnaît beaucoup plus la valeur des diplômes, y compris en LSH (Lettres sciences humaines), et recrute bien plus facilement qu’en France les titulaires de ces diplômes. Ne faudrait-il pas plutôt dénoncer ce conservatisme de nos entreprises et réviser cette paresse de la pensée, ces réflexes spontanés qui consistent à, systématiquement, jeter la pierre sur les universités et, a contrario, à parer de toutes les vertus "l’entreprise", un monde dont les prosélytes, à l’université, ignorent la plupart du temps tout, et dans lequel ils n’ont jamais mis les pieds ?

De grâce, épargnez-nous aussi de reproduire la propagande du gouvernement, relayée en effet par les principaux médias, qui assimile la lutte anti-LRU à des initiatives d’extrémistes antidémocratiques. Cela ne résiste pas aux faits, et ce n’est pas le blocage d’un ou deux campus contre les résultats des urnes (avec à chaque fois des circonstances atténuantes) qui autorise de jeter l’opprobre sur tout le mouvement étudiant dans une quarantaine de campus où les blocages ont été organisés démocratiquement par vote.»

28 janvier 2008

Traité européen : information

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À l'appel du Comité national pour un référendum :

Rassemblements, débats et stands

Samedi 2 février 2008 à 14h30


à la Halle Carpentier
81, boulevard Massena - Paris 13e
Métro Porte d'Ivry



Avec comme responsables politiques, notamment José Bové, Olivier Besancenot, Marie-George Buffet,
Jean-Pierre Chevènement, Arlette Laguiller, Marie-Noelle Lienemann et Jean-Luc Mélenchon

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Démocratie : définition

Parce que l'on a tous parfois tendance à oublier le sens de certaines choses...

En attendant une définition plus précise du terme de démocratie, voici déjà un commentaire intéressant en réaction à l'article de Libération intitulé "Le dernier réduit anti-Pécresse" (disponible sur: http://www.liberation.fr/actualite/societe/303419.FR.php )

"notions
Devant le grand nombre de définitions sentencieuses de la démocratie, peut-être pourrait-on rappeler quelques notions. La moitié des voix plus une, ce n'est pas la définition de la démocratie mais du vote à la majorité absolue. D'autre part, le fait d'être en minorité n'indique pas nécessairement qu'on a tort. Souvenez-vous de Galilée. D'autre part, une meute assoiffée criant "à mort" est un exemple parfait de la démocratie telle que certains la décrivent : tout le monde est d'accord. Avant de traiter ces étudiants d'ignares, on peut peut-être s'interroger soi-même sur le sens des mots qu'on utilise."
 

Université : définition

Parce que l'on a tous parfois tendance à oublier le sens de certaines choses...

Une université est un établissement public d'enseignement supérieur dont l'objectif est la production du savoir intellectuel, sa conservation et sa transmission.

Elle n'est en aucun cas une classe préparatoire à l'entreprise...

25 janvier 2008

Action locale

À ceux qui habitent dans l'Eure... Vu sur http://democratieendanger.hautetfort.com

 

Communiqué
 
En décidant de faire adopter le traité dit « modificatif » de Lisbonne par la voie parlementaire, le président de la république bafoue la volonté populaire exprimée par le référendum du 29 mai 2005, qui avait vu la victoire du «non» par plus de 55% des suffrages.
Dans quelques jours, le 4 février, le Sénat et l’Assemblée nationale réunis en congrès à Versailles devront décider si cette véritable forfaiture est possible. En effet, pour permettre la ratification parlementaire du nouveau TCE, il faut une modification préalable de la constitution qui doit recueillir les 3/5 des votes des parlementaires.
Il est encore possible de contraindre le président au référendum : il suffit que tous les parlementaires attachés à la démocratie et au mandat que leur a donné le peuple votent « non » le 4 février à Versailles.
 
Contre le traité modificatif de Lisbonne, copie conforme du TCE rejeté par le peuple,
Pour un référendum et pour le respect de la volonté populaire
 
Se tiendra
mercredi 30 janvier 2008 à Évreux, salle Jules Janin (6 boulevard Jules Janin),
à 20h30
une réunion publique, animée par Marc Dolez, député du Nord,
avec le soutien du Parti Communiste, du Parti des Travailleurs, de la Ligue Communiste Révolutionnaire, d’ATTAC-Eure et de plusieurs élus socialistes.

 
http://www.la-sociale.net

 

22 janvier 2008

Tous à Versailles le 4 février 2008


Pourquoi la future ratification du traité européen met la démocratie en danger :
http://democratieendanger.hautetfort.com

Et maintenant, le Medef au lycée ? (1)


Nouvelle attaque contre l’enseignement des sciences économiques et sociales dans les sections ES des lycées : des réactions après l’article du Figaro du 15/01/08 (Les manuels scolaires en accusation : à consulter sur le site du Figaro). A quand l’entrée du MEDEF dans la confection des manuels et pourquoi pas des programmes de lycée ?


Une réponse d’un professeur de sciences économiques et sociales à l’article du Figaro

Guy GIANI - Professeur de Sciences Économiques et Sociales - Lycée Carnot - Cannes
jeudi 17 janvier 2008

Ci-dessous le texte que j’ai envoyé dans la rubrique Commentaire d’article du Figaro.fr

Madame ou monsieur,

Votre journal participe d’une entreprise de désinformation qui ne vous honore pas. Les responsables de l’APSES (Association des professeurs de SES) ont déjà répondu aux accusations des représentants du Medef (M. Michel Pébereau, M Thibaut Lanxade) qui sont sans fondement autre qu’idéologique. Ils ont montré que l’enseignement des SES centré sur l’entreprise représentait près de 40% des items du programme. Pourquoi ne sollicitez-vous pas un responsable de l’APSES ? Il vous montrera que les manuels reflètent assez bien cette réalité. Que souhaite votre journaliste, Aude SERES ? Que nous présentions l’entreprise comme une institution idyllique dans laquelle tous les acteurs se tapent dans le dos ? Ce n’est pas la réalité. Les travaux de sciences sociales n’ont pas pour vocation de nier le réel mais d’en rendre compte. Ils sont donc contraints de constater l’existence de conflits. (...)

Lire la suite : http://www.apses.org/spip.php?article1027

 

Et maintenant, le Medef au lycée ? (2)

Edito de Philippe Watrelot dans sa revue de presse du 15 janvier 2008


Imaginez que le syndicat des viticulteurs soit mécontent de la manière dont les programmes de SVT traitent de la question du vin, présenté de manière défavorable dans les manuels et n’insistant pas assez sur ses bienfaits et ses vertus. Il créerait un institut pour promouvoir ses vues et, à l’aide de stages et de communiqués de presse, essayerait de faire évoluer les programmes et les manuels dans un sens conforme à ses intérêts. Imaginons aussi que des nostalgiques de la colonisation jugent que les programmes d'histoire ne mettent pas assez en avant les aspects positifs de la colonisation et parviennent à faire voter au parlement un amendement enjoignant les profs d’histoire à aller dans ce sens. Dans ces deux cas, pas si difficiles que cela à imaginer puisqu’ils s’appuient sur des faits réels, on peut penser que cela entraînerait des protestations énergiques contre cette influence des groupes de pression sur la rédaction des programmes et des manuels...
Toutes proportions gardées, c’est ce qui est en train de se passer avec cette nouvelle attaque contre les sciences économiques et sociales accusées (...)

Lire la suite : http://www.apses.org/spip.php?article1016

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