29 mars 2008

N'oublions pas mai 68

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Deux étudiants paient très cher leur grève contre la loi Pécresse

CAROLE RAP
16 janvier 2008

L’histoire pourrait s’intituler «faire obstacle à la contestation étudiante, mode d’emploi». A l’occasion d’un mouvement, par exemple celui contre la loi sur l’autonomie des universités de l’automne dernier, identifiez d’abord les étudiants grévistes les plus en vue. Facile, ce sont ceux qui parlent le plus aux AG et ceux qui répondent aux questions des journalistes. Puis, débarquez chez eux au petit matin, mettez-les en garde à vue pendant quarante-huit heures, mettez-les en examen et placez-les sous contrôle judiciaire. Avec interdiction formelle de retourner à la fac, de parler à leurs professeurs, de communiquer entre eux et de sortir de leur département, en l’occurrence, les Pyrénées-Orientales. Si possible, prenez ces mesures juste avant les vacances de Noël, par exemple un 21 décembre 2007. Menez aussi une perquisition à leur domicile, en emportant l’ordinateur au passage. Demandez-leur leur ADN. Comme ils vont refuser ce fichage, cela fera un chef d’inculpation supplémentaire.
Yann et Pierre, les deux étudiants perpignanais au cœur de cette histoire (…) Lire la suite
 

28 mars 2008

N'oublions pas mai 68

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Sarkozy vous parle tous les jours en direct :

 

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27 mars 2008

N'oublions pas mai 68


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9 ans et en "garde à vue": "Mon fils est choqué et c'est dur à l'école"
Par La rédaction du Post , le 20/02/2008

Des agents de police du commissariat du 18ème, à Paris, ont entendu le petit garçon pendant 4 heures. Sa mère raconte au Post.

Mardi 12 février, école Clignancourt, Paris 18è, cours d'informatique, CM1. B., 9 ans, se chamaille avec sa camarade du même âge. Elle l'insulte et le traite de "con", il la gifle. Une heure plus tard, il est au commissariat de la Goutte d'Or, pour quatre heures de garde à vue.

Nadjet B., 31 ans, la mère de l'enfant, ne décolère pas. Elle raconte au Post.

Lire l’interview
 
 
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CRS en faction dans un square, en bordure d'une manif étudiante
 
 
 

26 mars 2008

N'oublions pas mai 68

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29 mai 2005: le peuple français rejette par référendum le projet de constitution européenne.

4, 7 et 8 février 2008: le parlement français fait l'économie d'une nouvelle consultation populaire et adopte le sosie de ce projet.

N'oublions pas mai 68

1143465839.jpg Pourquoi certaines personnes s'appliquent-elles à rejeter le souvenir de mai 68 ? Est-ce par peur que l'on plonge dans une révolte similaire? Possible. Ce qui est sûr c'est que beaucoup des revendications des grévistes et étudiants en lutte de l'époque restent d'actualité.

En cette période de commémoration, lautinfo vous invite donc à faire une mise en parallèle entre ces événement passés et notre année 2008...

25 mars 2008

Centres de rétention

Centre de rétention : la honte
Par Gilles Cervera président du Réseau national des communautés éducatives.
18 décembre 2007

Monsieur le président de la République, nous sommes atteints dans notre éthique. Nous avons honte et, comme aux heures les plus sombres, nous nous sentons réductibles à un rouage d’une machine infernale que vous avez mis en place et dont nous sommes les roues dentées. Jusqu’où nous tairons-nous ? Jusqu’où dans cette large chaîne des travailleurs sociaux allant des médecins aux éducateurs de rue, des juges aux professeurs d’école, des policiers aux éducateurs, jusqu’où tiendrons-nous nos engagements ? Quel engagement sera le plus tenable, la loyauté à la mission de service public, ou l’engagement qui nous lie aux gens avec qui l’on travaille ?

Je rentre, Monsieur le président de la République, d’un centre de détention administrative où les gendarmes mettent des gants pour inventorier des objets dans un sac plastique. La rue, Monsieur le président, va se peupler de citoyens au nez pincés par des pinces à linge, non à cause du trou dans la couche d’ozone, mais à cause des couches et des surcouches d’intolérance que vous ajoutez chaque jour au code pénal.

Je rentre d’un centre de rétention où je suis allé porter des mauvais sacs en plastiques de Roumains pour d’autres Roumains : des couches-culottes, du savon pour bébé. Les Roms de Roumanie ont fait la quête dans leur camp nauséabond de Nantes, où nous ramenions un de leur enfant placé par erreur à l’aide sociale à l’enfance (on ignorait qu’il avait des parents sur le territoire). Ils nous ont chargés de rapporter des robes, des polos et des clopes pour tous ceux des leurs qui avaient été raflés jeudi 13 septembre, pour faire du chiffre.

Monsieur le président, je suis pour une République qui a été fabriquée par des citoyens qui ont mis en place des routes goudronnées, des écoles et des hôpitaux pour que tous, d’où qu’ils viennent, se soignent, s’instruisent et cheminent.

Monsieur le président, si cette France des droits de l’homme (et de l’enfant) en arrive à mettre dans un centre de détention administrative un bébé sans impedimenta, je ne suis plus très sûr de mes mandats, ni de fonctionnaire, ni de garant du bien public, ni sûr de devoir m’en remettre à la seule vocation démocratique de votre élection. Vos fonctionnaires, dont un sur trois est à la casse, ne pourront, en leur âme et conscience, exécuter tous vos ordres. Vos préfets ne sont pas des prévôts, car les Français, au final, ne sont pas des veaux.

Monsieur le président, rendez la République à l’Europe et au monde, ouvrez à nouveau votre cœur ; nos dispositifs sociaux nous honorent, la CMU et le RMI sont faits pour les pauvres. Les frontières que vous érigez autour de l’Hexagone blessent et humilient l’humain dans l’homme et flattent l’inhumain et la xénophobie. Notre terre d’accueil s’honorait d’une politique sociale que vos gesticulations en quelques mois déshonorent, et deux cent cinquante générations avant nous baissent le front. Mais pas la garde !

Qu'est-ce qu'il ne faut pas entendre !

Extraits de la soirée électorale du 16 mars dernier
sur France 2 :


Eric Woerth (ministre du budget) répond à Jean-Christophe Cambadélis (PS) qui lui demandait d'écouter ce que lui avaient dit les Français:

"Ils nous ont dit de continuer !"

 

Roselyne Bachelot (ministre de la santé, de la jeunesse et des sports) :

"C'est une défaite idéologique pour la gauche." 

10 mars 2008

Résultats des municipales : petite remarque

À vous mesdames et messieurs de l'UMP qui justifiez le passage en force de la constitution européenne par le fait que le vote au référendum de 2005 n'était qu'un vote de sanction de l'action du gouvernement, ne niez pas aujourd'hui que le vote des Français représente entre autres une forme de sanction de la politique de Nicolas Sarkozy. Un pays ne passe pas de droite à "gauche" d'un an sur l'autre simplement parce que l'on passe d'un enjeu national à un enjeu local. Qui croyez-vous convaincre en disant que, non les Français ne sanctionnent pas la politique du gouvernement, mais qu'ils sont simplement "impatients" de la suite des réjouissances ?

09 mars 2008

Ahlala on a encore raté le test !

Les universités françaises font encore pâle figure dans le classement de Shangaï. Vous pourrez lire à ce sujet l'article "Universités : un classement  pointe le retard français" paru dans le Figaro du 26 février dernier (cliquez ici).


Et pourquoi ce "mauvais résultat" ? Qu'est-ce qui ne va pas dans l'enseignement universitaire français ? En somme, quels sont les critères de ce classement ? «C'est un classement sur la performance académique pure», explique Jean-Pierre Finance, président de la Conférence des présidents d'université. Ce qui signifie que lorsque l'on dit que l'université française est à la traîne c'est en premier lieu parce que ses enseignants n'ont pas décroché assez de prix Nobel ou autres médailles de Fields, et parce qu'ils n'ont pas publié assez de recherches... en langue anglaise, bien évidemment. La réussite scolaire et l'insertion professsionnelle? Jamais entendu parler !

Au fait, la LRU n'est-elle pas censée remédier à ce "retard français"? N'était-ce pas l'un des arguments de notre chère ministre ? Et bien, peut-on savoir comment l'autonomie financière des universités et l'entrée des entreprises à la fac vont permettre à nos chercheurs d'obtenir des prix Nobel ?

 

08 mars 2008

Élections municipales et cantonales

Nous n'appelerons pas à voter pour tel ou tel candidat...

Nous tenions juste à rappeler que nous n'oublierons pas ceux qui ont trahi la démocratie le 4 février dernier. Nous ne voterons pas pour ceux qui ont nié le vote du peuple et ainsi renoncé au mandat que celui-ci leur avait confié.

 La rédaction de lautrinfo

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