25 février 2009

Défendons le service public d'Éducation Nationale !

Pour signer la pétition : http://www.shesp.lautre.net/spip.php?article43


À Xavier Darcos,
Citoyen, futur ancien Ministre de la République


Monsieur,

Le 12 février, sur la radio RMC, vous avez déclaré ceci :
Il n’y a « aucune raison aujourd’hui objectivement [de repousser la réforme de la formation et du recrutement des enseignants à 2011, comme le demande le bureau de la Conférence des Présidents d’Universités]. D’ailleurs, on me dit "les universités ne voudront pas préparer les étudiants à cela"  ; vous savez, moi je recrute 14 000 personnes ; on va les trouver les gens pour passer nos concours. Et aujourd’hui, un professeur sur deux qui est recruté par moi , n’est déjà pas passé par des systèmes de formation des maîtres. Il a tout simplement une licence ou une maîtrise, et il se présente à nos concours et il les a. Donc moi je n’ai pas absolument besoin d’entrer dans des discussions sibyllines avec les préparateurs à mes concours. Je suis recruteur . Je définis les concours dont j’ai besoin . Je garantis la formation professionnelle des personnels que je recruterai . Après, chacun nous suit, ou pas. »

Ces propos sont inadmissibles.

Votre indifférence proclamée envers les demandes formulées par le bureau de la Conférence des Présidents des Universités, par la Coordination Nationale des Universités, par des conseils d’administration, des étudiants, des enseignants et des enseignants-chercheurs, des associations d’universitaires, des syndicats, des parents d’élèves est inadmissible.

Le cynisme avec lequel vous avouez ouvertement que peu vous importe qu’il y ait ou non au sein du service public des préparations aux concours de recrutement des enseignants du service public est inadmissible.

Cette porte grande ouverte aux préparations par des organismes privés à ces mêmes concours est inadmissible.

Surtout, il est inadmissible que vous prétendiez être le recruteur, inadmissible que vous asséniez neuf fois en quelques phrases l’idée que c’est vous qui recrutez, vous qui définissez, vous qui avez besoin, et que ces concours sont les vôtres.

Monsieur, ces propos sont ceux d’un chef d’entreprise. Ils relèvent d’une logique qui est celle du privé. Mais vous n’êtes pas chef d’entreprise, l’école n’est pas une société par actions dont vous seriez le président-directeur général. Vous êtes vous-même au service du recruteur et de l’employeur, qui ne coïncide pas avec votre personne, aussi remarquable puisse-t-elle être : le recruteur et l’employeur, c’est l’Éducation Nationale, c’est l’école de la République, c’est l’école de tous les citoyens, de tous les contribuables, de tous les électeurs, de tous les parents d’élèves, de tous les habitants de ce pays. Vous n’êtes pas doté des pleins pouvoirs. Vous êtes au service des citoyens de ce pays, vous êtes au service de la France.

Monsieur, ces propos vous disqualifient et vous déshonorent. Ils revèlent une confiscation de la res publica, de la chose publique, par un individu. Ils révèlent que vous vous considérez comme le dépositaire unique de la légitimité, dans un domaine qui relève de la volonté populaire. Ils révèlent que vous confondez votre position actuelle de Ministre avec un pouvoir que personne n’a le droit de vous contester, un pouvoir absolu. Vos propos rappellent, Monsieur, le basculement de la démocratie vers une personnalisation tyrannique du pouvoir dont l’histoire a donné maints exemples. Ils sont inacceptables pour tout républicain authentique, de Jules Ferry au Général de Gaulle.

Vous ne tenez votre légitimité de Ministre, Monsieur, que de l’expression de la volonté populaire. La volonté populaire ne vous a pas donné mandat de détruire au nom de la république un système fondé sur les valeurs de la république.

Nous vous accusons, Monsieur, d’indignité républicaine. L’école n’est pas votre propriété. Par vos propos, vous vous êtes montré inapte à assumer vos responsabilités républicaines et le mandat qui vous a été confié par le peuple français. Vous avez révélé que vous méprisiez et ne compreniez pas l’essence même de votre fonction de Ministre.

En tant que citoyens, électeurs, contribuables, parents d’élèves, habitants de ce pays, nous ne reconnaissons plus la légitimité morale et républicaine de la position que vous occupez.

Nous exigeons votre démission.


Pour signer la pétition : http://www.shesp.lautre.net/spip.php?article43

21 février 2009

Chocking

Aujourd'hui j'ai cherché un synonyme de "révolutionnaire" par l'intermédiaire de word (à propos d'un innocent concept innovant). Deux premiers résultats : "gauchiste" - "gauchiste".

Vive Microsoft !

20 février 2009

L'appel de la Sorbonne en vidéo

 

 

Appel de la Sorbonne occupée

Nous sommes entrés sans heurts particuliers à l'intérieur des locaux vers 19h. Réunis en AG, nous nous sommes attachés à faire de cette action un événement pacifique unitaire. Nous avons arraché ce texte d'une assemblée assez hétérogène:

Si nous occupons la Sorbonne aujourd'hui ce 19 février 2009 c'est que nous demandons l'abrogation de l'ensemble des réformes organisant la casse de l'enseignement. Nous nous opposons à la marchandisation de tous les secteurs de la société. C'est pourquoi nous exprimons par notre présence ici notre solidarité avec les deux départements français en grève générale et toutes les luttes actuelles. Nous appelons l'ensemble de la population, étudiants, sans papiers, retraités, travailleurs, précaires, chômeurs, lycéens, à s'organiser en prenant part à ces luttes. Pour ce faire nous appelons à bloquer et occuper les lieux de pouvoir, et les axes de circulation des marchandises. Il est nécessaire aujourd'hui d'unir les luttes et de suivre l'exemple de la Grèce et de la Guadeloupe, c'est la seule manière de faire reculer le gouvernement.

Les locaux n'ont pas été dégradés, et nous sommes sortis - sans heurts - vers 1h30, "accompagnés" par les forces de l'ordre.

Occupation de la Sorbonne

Quelque 200 étudiants occupent la Sorbonne
Source : AFP


19/02/2009 20h22 - EDUCATION-UNIVERSITÉS-ÉTUDIANTS - Monde (FRS) - AFP

PARIS, 19 février 2009 (AFP) - Entre 200 et 250 étudiants, qui ont manifesté à Paris, occupent un amphithéâtre de la Sorbonne pour critiquer les réformes du gouvernement, et des forces de l'ordre se sont postées autour de l'université, a-t-on appris jeudi de sources concordantes.

"Deux cent cinquante étudiants occupent l'amphithéâtre Turgot", a indiqué à l'AFP le vice-président étudiant de l'université Paris-IV Sorbonne, Maxime Lonlas.

"Ce qui est en train de se passer, c'est le début d'une radicalisation car le gouvernement ne nous écoute pas", a-t-il ajouté.

Une intrusion de près 200 étudiants à la Sorbonne, entourée par les forces de l'ordre, a été confirmée à l'AFP de source policière.

Entre 15.000 et 30.000 personnes ont manifesté jeudi à Paris pour critiquer les réformes du gouvernement dans l'enseignement et la recherche, notamment celle du statut des enseignants-chercheurs, celle de la formation des enseignants et les suppressions de postes.

def-sst/lln


© 1994-2009 Agence France-Presse

 

19 février 2009

Sauvons la gynécologie médicale!

La santé des femmes est en danger dans la mesure où la gynécologie médicale est en danger. Les chiffres parlent d'eux-mêmes :

"D'ici 2 ans, en 2010, il ne restera que 1000 gynecos pour 30 millions de femmes, et si rien n'est fait, 600 gynecos en 2015, 180 en 2020 !"

Or le gynécologue est le médecin privilégié de la femme. Il veille à santé et sa consultation régulière permet par exemple de dépister les cancers du sein très en amont et ainsi sauver la vie des femmes...

Pour en savoir plus, le site du CDGM.

"Le Comité de défense de la gynécologie médicale a été créé à Albi en 1997, à l'initiative de femmes et de gynécologues médicaux pour défendre cette spécialité menacée de disparition."

Lire la lettre adressé à Madame Bachelot, ministre de la Santé et des Solidarités.

SIGNEZ LA PÉTITION du CDGM

 

18 février 2009

Le mouvement se poursuit dans les universités

Pour en savoir plus :

greve_etudiants.pdf

03 février 2009

Sauvons l'AFP

L'Agence France Presse est dotée d'un statut unique, défini par une loi de 1957 destinée à garantir son indépendance structurelle à l'égard des pouvoirs publics et de tout autre "groupement idéologique, politique ou économique".

Cette indépendance est aujourd'hui menacée. L'une des principales attaques serait de transformer le statut de l'agence en société anonyme et ainsi permettre l'entrée d'actionnaires. On comprend bien là dans quelle mesure son indépendance serait menacée...

Une pétition circule pour l'indépendance et la survie de l'AFP. Pour en savoir plus : www.sos-afp.org

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© photo sos-afp 2008

02 février 2009

Lundi 2 février, l'université française s'arrête

LE 22 JANVIER 2009, LA COORDINATION NATIONALE DES UNIVERSITÉS A LANCÉ UN MOT D'ORDRE HISTORIQUE : LE 2 FÉVRIER, L'UNIVERSITÉ ET LES LABORATOIRES S'ARRÊTENT.

Extrait des revendications des enseignants et personnels de l’Université Paris XIII :

« Les réformes gouvernementales engagées depuis l'été 2007 dans l'Enseignement supérieur et la Recherche font suite à la LRU contre laquelle nous nous sommes mobilisés il y a un an. Elles sont partie intégrante d'une politique à la fois plus vaste et radicale, mettant en cause les fondements mêmes du service public. Éducation, recherche, santé, justice : la politique gouvernementale dans tous ces domaines se fonde sur une logique de rentabilité.

Jamais on n'a autant évoqué la concertation et jamais l'État n'a été aussi autoritaire. Jamais on n'a autant évoqué l'autonomie, et jamais l'État n'a été si dirigiste. Jamais on n'a évoqué à ce point l'excellence et jamais l'État n'a autant fait pour détruire les conditions mêmes de l'exercice de nos missions :
•    abolition du statut national de l'enseignant-chercheur
•    masterisation des concours de recrutement
•    « inutilité » déclarée par le président de la République des sciences humaines, dont l'État n'aurait pas à supporter les frais
•    enfin, budget des universités mensonger

Les réformes en cours sont contestées par la quasi-totalité de la communauté universitaire (syndicats, associations SLU et SLR, sociétés savantes...), des centaines de motions de Conseils d'Université, du Conseil National de l'Enseignement Supérieur et de la Recherche, des Conseils élus du CNRS, du Conseil National des Universités ont demandé depuis octobre 2008 leur arrêt pour ouvrir de véritables négociations. En vain.

Les luttes en cours dans l'Enseignement Supérieur et la Recherche nous concernent tous : enseignants et/ou chercheurs, personnels administratifs et techniques, étudiants. Nous n’avons pas voulu cet affrontement mais nous ne le refuserons pas. »

Assemblée Générale de l'Université
mardi 3 février à 13h
Amphi 3, campus de Villetaneuse

tractP13.doc

01 février 2009

Grève générale

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Comme à chaque fois que nous participons à un événement, nous n'avons pas le temps de mettre un post... Mais là nous tenions à au moins partager notre enthousiasme : grèèèèèèèèève gééééééénérale. La manifestation de ce jeudi 29 janvier 2009 nous a redonné un coup de boost pour reprendre le combat. Nous étions très nombreux à manifester, des gens très différents, de tous âges, de tous syndicats, militants habitués ou non........

À Opéra nous étions nombreux à ne vouloir quitter la place. Très peu lançait des pierres, mais nous étions nombreux derrière, au cas où la voie se libèrerait, au cas où les CRS nous laisseraient aller vers l'Élysée, pour enfin être écoutés : "Sarko démission", nous étions nombreux à le crier, en coeur, et pas seulement des casseurs comme vous pouviez le lire dans les dépêches de l'AFP et les médias en général. Et en dernière ligne, assis sur les marches, les pacifistes restaient eux aussi en criant "casse-toi pauvre con" ! Et la rumeur de la foule montait, montait.......

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