13 juin 2009
Journée de mobilisation nationale : manif à Paris
Le 13 juin, nouvelle grande action nationale avec manifestations unitaires
À Paris, départ à 14h de Bastille --> direction Montparnasse
Itinéraire : Place de la Bastille, rue de Lyon, avenue Ledru Rollin, pont d’Austerlitz, boulevard de l’Hôpital, boulevard Saint Marcel, boulevard de Port Royal, boulevard du Montparnasse, place du 18 juin 1940
Pour plus d'informations sur les actions militantes du jour : ici.
10:25 Publié dans Manifestations | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : manifestation, syndicats, journée d'action, mécontentement
14 mai 2009
Manifestation
Ronde intempestive des obstinés universitaires aujourd'hui à 12h sur le parvis de la BNF
Départ de la manifestation à 14h de Jussieu
08:19 Publié dans Manifestations | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : manifestation, défense service public, université, santé, pécressen bachelot, lru
10 mai 2009
Des salariés de PPR jettent des oeufs sur les actionnaires avant une assemblée générale du groupe, salle Pleyel à Paris
Une centaine de salariés du groupe de luxe et de distribution PPR (possédant entre autres la Fnac, Conforama, Redcats, Puma, Gucci, Yves Saint-Laurent, Boucheron, etc.) se sont rassemblés ce jeudi 7 mai salle Pleyel où devait se tenir une AG des actionnaires et ont accueilli ses membres par des jets d'œufs. Ils ont été rejoints par des étudiants scandant : "Il y en a assez de cette société, qui n'offre que chômage et précarité, on graisse les actionnaires et on vire les salariés",
Les actionnaires ont tenté d'esquiver les projectiles, sous les sifflets des manifestants, puis se sont abrités sous de grands parapluies. Les manifestants ont scandé les slogans "voyous, voyous" et "Pinault, sale escroc, la crise elle a bon dos" à l'adresse du PDG du groupe, François-Henri Pinault. Ils ont déployé une banderole orange sur laquelle figurait la mention "intersyndicale PPR: non aux 1.800 suppressions de postes", en référence aux plans d'économies à La Redoute (suppression de 672 emplois), la Fnac (400 emplois) et Conforama (800). À ce sujet voir l’article du Parisien. Sur des pancartes, on pouvait lire : "les actions du groupe PPR: 418 millions d'euros de dividendes = salariés sacrifiés".
"On aimerait que les actionnaires renoncent à leurs 418 millions d'euros de dividendes, y compris Pinault, pour les investir dans les emplois du groupe PPR", a dit Catherine Gaigne du syndicat Sud Fnac Paris.
Mais les actionnaires ont quand même voté pendant l’AG le versement de dividendes équivalent à 418 millions d'euros pour l'exercice 2008.
Lionel Biebuyck, un actionnaire, a parlé "d'agression". "C'est peut-être moi qui ai le plus perdu entre l'effondrement des cours de bourse et les dividendes qui fondent", se plaint-il, sans honte. Il faut savoir qu’en 2008, le groupe a enregistré un bénéfice net de 875 millions d'euros, stable par rapport à 2007, et que M. Pinault a touché en 2008 une rémunération brute de 2,5 millions d'euros, en hausse par rapport aux 2,2 millions de 2007, selon le document de référence distribué à l'assemblée générale. Aucun actionnaire ne l'a interrogé à ce sujet (source AFP).
D’après un article de l’AFP et les constatations sur place de la rédaction de Lautrinfo
Chiffres et interviews : source AFP
Photo : © D.R.
13:23 Publié dans Manifestations | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : ppr, fnac, manifestation, salle pleyel, la redoute, conforama, jets d'oeufs
01 mai 2009
Manifestations du 1er mai
Une liste exhaustive des lieux et heures de rdv des manifestations du vendredi 1er mai est disponible ici.
Rendez-vous dans la rue !
00:00 Publié dans Manifestations | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : manifestation, premier mai
22 mars 2009
Réponse du Premier ministre
Le Premier ministre, François Fillon, sur le plateau de TF1 le 19 mars au soir, a une fois de plus exclu un "nouveau plan de relance" de l'économie face à "une inquiétude très légitime" lors de la journée de mobilisation, mais à laquelle, selon lui, les mesures déjà adoptées répondent.
"J'écoute les Français tous les jours, ceux qui ont manifesté aujourd'hui et qui étaient nombreux, qui expriment une inquiétude qui est très légitime face à une crise mondiale d'une très grande gravité", a ajouté M. Fillon. "J'agis pour les défendre et les protéger", a-t-il affirmé.
Selon lui, il faut "attendre" que le premier plan de relance de 26 milliards d'euros lancé en décembre "produise ses effets" et notamment "des emplois qui vont être sauvés et qui ont déjà été sauvés", "des mesures pour aider la trésorerie des entreprises", une extension du recours au chômage partiel et sa meilleure indemnisation. Un effort important a selon lui déjà été consenti avec la suppression des deux tiers provisionnels de l'impôt sur les revenus 2008 pour les foyers relevant de la première tranche d'imposition et le crédit d'impôt accordé à deux autres millions de contribuables. "Six millions de Français vont voir leur impôt sur le revenu diminué en 2009 des deux tiers", a-t-il insisté. "Tous les Français comprennent qu'on ne peut pas aller au-delà" car d'une part le déficit public, déjà "doublé" cette année en serait aggravé et "ce serait empêcher la reprise" alors que "des signes" dans ce sens existent "pour l'année 2010".
Totalement en phase avec la majorité UMP à l'Assemblée nationale qui a étouffé jeudi la fronde d'une partie de ses membres en refusant de toucher au bouclier fiscal – qui limite les impositions à 50% du revenu–, M. Fillon a estimé que "la sortie de cette crise ne passe pas par la fuite des capitaux" et "par l'augmentation des impôts".
Seule véritable annonce : la mise en place d'un comité de suivi qui se réunira chaque mois "pour vérifier que les mesures prises sont appliquées" et efficaces". "Le cas échéant, s'il faut adapter ces mesures, on les adaptera", a-t-il fait valoir.
Mais "la mobilisation ne résoudra pas les problèmes de la crise mondiale", a-t-il ajouté répétant qu'il n'y aura pas d'augmentation du Smic, l'une des revendications des syndicats et de l'opposition. "Ce n'est pas la priorité dans une crise aussi grave. (...) La priorité c'est la mobilisation pour l'emploi, c'est de sauver les emplois".
D'après une dépêche de l'Agence France-Presse
La rédaction de Lautrinfo a elle aussi vu Monsieur Fillon à la télévision (et note d’ailleurs qu’il a choisi une chaîne privée…). Nous avons constaté que Madame Ferrari ne posait que des questions sur la crise, laissant champ libre au premier ministre pour affirmer qu’il n’est pas responsable de la crise, mondiale, et que la France n’est pas le pays le plus touché. Et tous les deux « d’oublier » les revendications précises des Français qui défilaient... Les salariés des entreprises privées disaient non aux délocalisations (démarrées bien avant la crise), les enseignants-chercheurs disaient non à la destruction de l’université (la crise n’y est pour rien), les infirmières et médecins disaient non à la destruction de l’hôpital public, les avocats disaient non à la destruction de la Justice, etc., etc., etc. la liste est longue des sujets qu’ils auraient pu aborder et des revendications auxquelles Monsieur Fillon s’est bien gardé de répondre…
12:12 Publié dans Manifestations | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
Manifestations record depuis le début du règne de Nicolas Sarkozy
D’après une dépêche de Isabelle CORTES et Simon VALMARY
PARIS, 19 mars 2009 - Un nombre record de manifestants depuis l'arrivée de Nicolas Sarkozy à l'Élysée est descendu jeudi dans la rue mais le Premier ministre, François Fillon, a écarté dans la soirée tout nouveau plan de relance, réclamé par les syndicats.
Sous un soleil printanier, entre 1,2 million (police) et 3 millions (CGT) de personnes ont défilé dans 219 manifestations à l'appel des huit syndicats (CGT, CFDT, FO, CFE-CGC, CFTC, Solidaires, FSU, Unsa). Le 29 janvier, de 1,08 million (police) à 2,5 millions de personnes (syndicats) avaient battu le pavé. Ces manifestations, qualifiées de "réussite" par les syndicats, et soutenues par la gauche, égalent les pics de mobilisation de 2006 contre le contrat première embauche (CPE), et montrent l'ampleur de l'inquiétude et du mécontentement suscitées par la crise et la saignée de l'emploi qui l'accompagne.
Le cortège parisien a rassemblé entre 85.000 personnes selon la police (65.000 le 29 janvier), et 350.000 personnes (300.000) selon la CGT. Outre les grandes villes, de Rennes (14.000 à 40.000) à Marseille (30.000 à 320.000) en passant par Bordeaux (36.000 à 100.000), l'affluence a été très forte quasiment partout, y compris dans des villes moyennes (Le Havre, Tarbes...). À Clairoix (Oise), symbole de la colère des salariés, un millier d'employés de Continental, dont la fermeture est annoncée, sont allés gonfler les rangs des manifestants à Compiègne. À Paris, les dirigeants syndicaux ont jugé, comme François Chérèque (CFDT), que le "silence complet" du gouvernement et du patronat ne devait pas être la réponse, au risque d'aggraver encore la crise sociale.
"C'est la mobilisation de M. et Mme Toutlemonde, qui expriment leur ras-le-bol", s'est exclamé Gilbert Debard (Unsa), parmi les manifestants lyonnais. "C'est maintenant qu'il faut soutenir la consommation et prendre des décisions", a déclaré Jean-Claude Mailly (FO).
"Il faut changer de cap", "Bouclier social": pancartes ou slogans invitaient jeudi le gouvernement à modifier en profondeur sa politique en faveur de l'emploi et du pouvoir d'achat.
Dans la Fonction publique, la grève a été moins importante que le 29 janvier, notamment dans l'éducation. Nombre de fonctionnaires ont défilé, comme les enseignants-chercheurs, au nombre de 100.000 dans toute la France (selon l’Unef et la FSU), la plus grosse mobilisation depuis le début du mouvement.
Les dirigeants syndicaux se retrouvent vendredi. Tous ont d'ores et déjà souligné la nécessité de "durer" et de rester unis.
© Agence France-Presse
11:52 Publié dans Manifestations | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : manifestation, sarkosy, 19 mars 2009, grève générale, étudiants, salariés, fonction publique, privé