20 février 2009

Appel de la Sorbonne occupée

Nous sommes entrés sans heurts particuliers à l'intérieur des locaux vers 19h. Réunis en AG, nous nous sommes attachés à faire de cette action un événement pacifique unitaire. Nous avons arraché ce texte d'une assemblée assez hétérogène:

Si nous occupons la Sorbonne aujourd'hui ce 19 février 2009 c'est que nous demandons l'abrogation de l'ensemble des réformes organisant la casse de l'enseignement. Nous nous opposons à la marchandisation de tous les secteurs de la société. C'est pourquoi nous exprimons par notre présence ici notre solidarité avec les deux départements français en grève générale et toutes les luttes actuelles. Nous appelons l'ensemble de la population, étudiants, sans papiers, retraités, travailleurs, précaires, chômeurs, lycéens, à s'organiser en prenant part à ces luttes. Pour ce faire nous appelons à bloquer et occuper les lieux de pouvoir, et les axes de circulation des marchandises. Il est nécessaire aujourd'hui d'unir les luttes et de suivre l'exemple de la Grèce et de la Guadeloupe, c'est la seule manière de faire reculer le gouvernement.

Les locaux n'ont pas été dégradés, et nous sommes sortis - sans heurts - vers 1h30, "accompagnés" par les forces de l'ordre.

Occupation de la Sorbonne

Quelque 200 étudiants occupent la Sorbonne
Source : AFP


19/02/2009 20h22 - EDUCATION-UNIVERSITÉS-ÉTUDIANTS - Monde (FRS) - AFP

PARIS, 19 février 2009 (AFP) - Entre 200 et 250 étudiants, qui ont manifesté à Paris, occupent un amphithéâtre de la Sorbonne pour critiquer les réformes du gouvernement, et des forces de l'ordre se sont postées autour de l'université, a-t-on appris jeudi de sources concordantes.

"Deux cent cinquante étudiants occupent l'amphithéâtre Turgot", a indiqué à l'AFP le vice-président étudiant de l'université Paris-IV Sorbonne, Maxime Lonlas.

"Ce qui est en train de se passer, c'est le début d'une radicalisation car le gouvernement ne nous écoute pas", a-t-il ajouté.

Une intrusion de près 200 étudiants à la Sorbonne, entourée par les forces de l'ordre, a été confirmée à l'AFP de source policière.

Entre 15.000 et 30.000 personnes ont manifesté jeudi à Paris pour critiquer les réformes du gouvernement dans l'enseignement et la recherche, notamment celle du statut des enseignants-chercheurs, celle de la formation des enseignants et les suppressions de postes.

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