17 avril 2009
Les séquestrations de dirigeants d'entreprises
La séquestration de cadres du fabricant britannique d'adhésifs Scapa, mercredi dans une usine du groupe dans l'Ain, survient après trois actions du même type ces dernières semaines en France.
Des cadres ont ainsi été retenus dans les usines Sony de Pontonx-sur-l'Adour (Landes), 3M de Pithiviers (Loiret) et Caterpillar à Grenoble en mars dernier.
Le Pdg de Sony France Serge Fouchet et trois de ses collaborateurs avaient passé une nuit enfermés dans l'usine de Pontonx-sur-l'Adour, qui doit fermer le 17 avril, retenus par des salariés mécontents des modalités financières du plan social.
Ils avaient été libérés après un accord avec le personnel, aux termes duquel Sony France s'est engagé à verser 13 millions d'euros en cas de reconversion "significative en termes d'emplois" de l'usine.
Les salariés grévistes de l'usine 3M-Santé de Pithiviers, où 110 licenciements doivent avoir lieu, avaient retenu pendant une nuit le cadre dirigeant avant de trouver un accord sur le reprise de negociations entre la direction et les représentants syndicaux.
Chez Caterpillar à Grenoble, le directeur Nicolas Polutnik et trois cadres ont été libérés le 1er avril après 24 heures de séquestration. Le conflit sur les plans sociaux de l'entreprise n'est toujours pas réglé.
© AFP, Paris, 8 avril 2009
Et le gouvernement n'agit toujours pas ! Et laisse faire les licenciements. Les séquestrations ne sont pas le fait de fous mais bien de salariés exaspérés, et désespérés... Après avoir sauvé les banques, quand sauvera-t-on les salariés ?
09:48 Publié dans Crise | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : manifestation, colère, séquestration, patrons, dirigeants, entreprise, salariés
22 mars 2009
Manifestations record depuis le début du règne de Nicolas Sarkozy
D’après une dépêche de Isabelle CORTES et Simon VALMARY
PARIS, 19 mars 2009 - Un nombre record de manifestants depuis l'arrivée de Nicolas Sarkozy à l'Élysée est descendu jeudi dans la rue mais le Premier ministre, François Fillon, a écarté dans la soirée tout nouveau plan de relance, réclamé par les syndicats.
Sous un soleil printanier, entre 1,2 million (police) et 3 millions (CGT) de personnes ont défilé dans 219 manifestations à l'appel des huit syndicats (CGT, CFDT, FO, CFE-CGC, CFTC, Solidaires, FSU, Unsa). Le 29 janvier, de 1,08 million (police) à 2,5 millions de personnes (syndicats) avaient battu le pavé. Ces manifestations, qualifiées de "réussite" par les syndicats, et soutenues par la gauche, égalent les pics de mobilisation de 2006 contre le contrat première embauche (CPE), et montrent l'ampleur de l'inquiétude et du mécontentement suscitées par la crise et la saignée de l'emploi qui l'accompagne.
Le cortège parisien a rassemblé entre 85.000 personnes selon la police (65.000 le 29 janvier), et 350.000 personnes (300.000) selon la CGT. Outre les grandes villes, de Rennes (14.000 à 40.000) à Marseille (30.000 à 320.000) en passant par Bordeaux (36.000 à 100.000), l'affluence a été très forte quasiment partout, y compris dans des villes moyennes (Le Havre, Tarbes...). À Clairoix (Oise), symbole de la colère des salariés, un millier d'employés de Continental, dont la fermeture est annoncée, sont allés gonfler les rangs des manifestants à Compiègne. À Paris, les dirigeants syndicaux ont jugé, comme François Chérèque (CFDT), que le "silence complet" du gouvernement et du patronat ne devait pas être la réponse, au risque d'aggraver encore la crise sociale.
"C'est la mobilisation de M. et Mme Toutlemonde, qui expriment leur ras-le-bol", s'est exclamé Gilbert Debard (Unsa), parmi les manifestants lyonnais. "C'est maintenant qu'il faut soutenir la consommation et prendre des décisions", a déclaré Jean-Claude Mailly (FO).
"Il faut changer de cap", "Bouclier social": pancartes ou slogans invitaient jeudi le gouvernement à modifier en profondeur sa politique en faveur de l'emploi et du pouvoir d'achat.
Dans la Fonction publique, la grève a été moins importante que le 29 janvier, notamment dans l'éducation. Nombre de fonctionnaires ont défilé, comme les enseignants-chercheurs, au nombre de 100.000 dans toute la France (selon l’Unef et la FSU), la plus grosse mobilisation depuis le début du mouvement.
Les dirigeants syndicaux se retrouvent vendredi. Tous ont d'ores et déjà souligné la nécessité de "durer" et de rester unis.
© Agence France-Presse
11:52 Publié dans Manifestations | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : manifestation, sarkosy, 19 mars 2009, grève générale, étudiants, salariés, fonction publique, privé