13 juin 2008
Résultats du référendum en Irlande
Dépêche de l'AFP:
Les irlandais disent "non" au traité de Lisbonne, l'Europe en crise
DUBLIN (AFP) — Les Irlandais ont dit "non" à une large majorité au traité européen de Lisbonne, plongeant vendredi l'Europe dans une nouvelle crise, trois ans après le rejet de la Constitution par les Français et Néerlandais en 2005.
Selon les résultats officiels définitifs, le non l'a emporté avec 53,4% des voix, contre 46,6% de "oui".
Le président de la Commission européenne José Manuel Barroso avait auparavant déjà pris acte de ce camouflet pour l'Union européenne (UE).
"Tout indique que l'Irlande a voté non au traité de Lisbonne", a-t-il déclaré au cours d'une conférence de presse à Bruxelles avant même la publication des résultats définitifs, en soulignant que la Commission "respectait" le choix des électeurs irlandais.
"La Commission européenne pense que les ratifications qui restent à faire devraient continuer à suivre leur cours", a-t-il ajouté, en faisant valoir que "18 Etats membres ont déjà validé le traité".
La France, qui prendra la présidence de l'Union européenne le 1er juillet, et l'Allemagne ont elles aussi émis l'espoir "que les autres Etats membres poursuivront le processus de ratification", dans une déclaration commune diffusée par l'Elysée.
"Nous sommes convaincus que les réformes contenues dans le traité de Lisbonne sont nécessaires pour rendre l'Europe plus démocratique et plus efficace et qu'elles lui permettront de répondre aux défis auxquels sont confrontés ses citoyens", ont estimé Paris et Berlin.
Selon M. Barroso, le Premier ministre irlandais Brian Cowen estime que malgré le "non" au référendum en Irlande, le traité de Lisbonne "n'est pas mort" et que les dirigeants européens devront décider au sommet européen des 19-20 juin "comment continuer".
"Je viens tout juste de parler au Premier ministre Cowen, et il a souligné clairement que ce vote ne devait pas être perçu comme un vote contre l'UE", a ajouté le président de la Commission.
De son côté, le Premier ministre luxembourgeois Jean-Claude Juncker a estimé que le traité de Lisbonne ne pourrait pas entrer en vigueur au 1er janvier 2009 comme initialement prévu.
A Dublin, les partisans du "non" n'ont pas non plus attendu l'annonce officielle pour triompher.
"Lisbonne est mort", a déclaré le chef de file du parti Travailliste, Eamon Gilmore, formation d'opposition qui avait défendu le "oui".
Dans le camp adverse, le président du parti nationaliste Sinn Fein, Gerry Adams, a tenu exactement le même discours: "C'est la fin du traité de Lisbonne", a-t-il déclaré. Il a ajouté que la victoire du "non" était "une base pour une renégociation" du traité, appelant le Premier ministre irlandais à se rendre à Bruxelles pour "obtenir un meilleur accord".
Pour l'homme d'affaires Declan Ganley, figure des "nonistes", "c'est une grande et belle journée pour tout Irlandais et tout Européen. C'est un grand jour pour la démocratie", a-t-il ajouté.
"Ce serait la troisième fois que le même message est envoyé par plusieurs millions de citoyens européens à une élite à Bruxelles non élue et qui n'a pas de comptes à rendre", a-t-il poursuivi.
Un peu plus de trois millions d'électeurs étaient appelés jeudi à voter lors du seul référendum organisé sur le traité de Lisbonne en Europe. Les 26 autres Etats-membres de l'UE ont opté pour une ratification par la voie parlementaire, ce que 18 capitales ont déjà fait.
Le rejet du traité par une île comptant 4,2 millions d'habitants, soit moins de 1% des 495 millions d'Européens, n'est pas sans rappeler le "non" opposé à la Constitution européenne en 2005 par la France et les Pays-Bas, ainsi par les Irlandais en 2001 au traité de Nice.
Il avait alors fallu organiser un deuxième vote en Irlande pour faire adopter le texte. Mais il n'y aura pas de second référendum cette fois-ci, avait assuré le gouvernement avant le scrutin. Dublin avait justifié en 2001 un deuxième vote par la faible participation connu alors (moins de 35%). En revanche environ 50% des électeurs irlandais se sont rendus jeudi aux urnes..
Le traité doit être ratifié dans l'ensemble des 27 pays de l'UE pour entrer en vigueur.
16:35 Publié dans Traité européen | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
10 avril 2008
Le logement social menacé
En raison d’une réforme imposée par l’Union européenne, Le financement des HLM est fortement menacé. Voir à ce sujet l’article de Libération du 4 avril dernier dont voici quelques extraits :
Toutes les banques pourront distribuer le Livret A à partir du 1er janvier 2009.
Une réforme de l’épargne populaire qui pourrait affecter les ressources allouées aux HLM.
Court-circuitée. Christine Boutin, la ministre du Logement, aurait souhaité «inscrire la réforme du Livret A» dans son projet de loi relatif au logement en cours de préparation. «Je me bagarre pour cela», avait-elle souligné début mars. La ministre voulait ainsi «signifier» symboliquement que le plus célèbre des produits d’épargne, détenu par 45 millions de Français, resterait, malgré la réforme imposée par Bruxelles, étroitement associé au financement du logement social. Cette réforme, qui entrera en application en janvier 2009, autorisera toutes les banques à distribuer le Livret A, mettant ainsi fin au monopole des Caisses d’Epargne et de la Banque Postale.
(…)
Mais il vrai qu’au prétexte d’une libéralisation de la distribution du Livret A aux banques, le gouvernement est en train de revoir en profondeur un système original et unique en Europe : une épargne populaire liquide centralisée à la Caisse des dépôts et consignations (CDC) qui parvient à financer des prêts au très long cours pour construire des HLM. Car la réforme remet en cause le principe de la centralisation à la CDC de l’intégralité de la collecte du Livret A (120 milliards d’euros). Si le projet de loi est adopté tel quel, seule une partie (autour de 70 %) serait centralisée, les établissements bancaires gardant le reste de l’épargne collectée. L’affaire tombe à point pour les banques, en prise avec des problèmes de liquidités depuis la crise des «subprimes» (lire ci-dessous). Mais pour les HLM, cette entorse à la centralisation risque «à moyen ou long terme» d’assécher la ressource (lire page 3). Bercy juge cette crainte infondée et met en avant la compensation que constituera une plus grande centralisation de la collecte du Livret de développement durable (ex-Codevi).
Tonino Serafini
12:36 Publié dans Traité européen | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
09 février 2008
Réactions autour du traité européen
Voici un lien vers un article de Libération sur les réactions des internautes autour du traité européen et de sa ratification parlementaire:
http://www.liberation.fr/actualite/politiques/308157.FR.php
On remarquera quand même la chute inattendue qui sonne faux par rapport au reste de l'article et conclut donc sur une mauvaise note.
18:00 Publié dans Traité européen | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
06 février 2008
Souviens-toi, souviens-toi du 4 février 2008...
Résultat du vote du congrès du 4 février : la révision constitutionnelle a été adoptée
par 560 voix "pour" et 181 voix "contre".
Il y a ceux qui ont voté pour, il y a ceux qui ont voté contre, pour de bonnes ou de mauvaises raisons. Et il y a ceux qui voulaient que ce traité soit adopté, mais en préservant leur image pour les municipales qui approchent à grands pas. Ceux qui ont dit "Nous sommes d'accord avec le traité, mais résolument contre la manière dont on veut le faire adopter" (par la voie du vote parlementaire et non par un référendum). Ceux qui ont ajouté fièrement "C'est pourquoi je m'abstiendrai le 4 février à Versailles" alors que l'on s'attendait à entendre "C'est pourquoi je voterai contre la révision constitutionnelle qu'avaient refusée les Français le 29 mai 2005, pour permettre un nouveau référendum".
Ces lâches, ces traitres, qui nous ont oubliés, nous, nous ne les oublierons pas. Chaque fois que nous aurons un bulletin à déposer dans une urne, nous nous souviendrons du 4 février 2008, de ceux qui nous ont lâchement ignorés. Jamais nous n'oublierons...
Voici donc la "black list" (= Les députés de gauche qui se sont abstenus au lieu d'assumer leurs responsabilités) :
Mme Patricia Adam, M. Jean-Marc Ayrault, Mmes Delphine Batho, Chantal Berthelot, M. Jean-Louis Bianco, Mme Gisèle Biémouret, MM. Serge Blisko, Patrick Bloche, Daniel Boisserie, Maxime Bono, Jean-Michel Boucheron, Mmes Marie-Odile Bouillé, Monique Boulestin, M. Pierre Bourguignon, Mme Danielle Bousquet, MM. Alain Cacheux, Jérôme Cahuzac, Jean-Christophe Cambadélis, Mme Martine Carrillon-Couvreur, MM. Guy Chambefort, Gérard Charasse, Mmes Marie-Françoise Clergeau, Catherine Coutelle, Pascale Crozon, M. Frédéric Cuvillier, Mme Claude Darciaux, M. Michel Debet, Mme Michèle Delaunay, MM. Guy Delcourt, Michel Delebarre, Bernard Derosier, Michel Destot, René Dosière, Julien Dray, Tony Dreyfus, Yves Durand, Mmes Odette Duriez, Corinne Erhel, Aurélie Filippetti, Geneviève Fioraso, MM. Jean-Louis Gagnaire, Guillaume Garot, Jean Gaubert, Mme Catherine Génisson, MM. Jean-Patrick Gille, Joël Giraud, Gaëtan Gorce, Mme Pascale Got, MM. Marc Goua, Jean Grellier, Mmes Elisabeth Guigou, Danièle Hoffman-Rispal, M. François Hollande, Mme Monique Iborra, MM. Eric Jalton, Henri Jibrayel, Mme Marietta Karamanli, MM. François Lamy, Jean-Yves Le Bouillonnec, Mme Marylise Lebranchu, MM. Jean-Yves Le Déaut, Jean-Marie Le Guen, Mme Annick Le Loch, MM. Bruno Le Roux, Bernard Lesterlin, Louis-Joseph Manscour, Mme Jacqueline Maquet, M. Jean-René Marsac, Mme Sandrine Mazetier, MM. Michel Ménard, Pierre Moscovici, Pierre-Alain Muet, Mmes Marie-Renée Oget, Françoise Olivier-Coupeau, George Pau-Langevin, Marie-Françoise Pérol-Dumont, Martine Pinville, MM. Philippe Plisson, François Pupponi, Jean-Jack Queyranne, Dominique Raimbourg, Alain Rodet, Marcel Rogemont, René Rouquet, Alain Rousset, Michel Sainte-Marie, Michel Sapin, Mme Marisol Touraine, MM. Jean-Louis Touraine, Jean Jacques Urvoas, Daniel Vaillant, André Vallini et Philippe Vuilque.
Pour consulter la liste complète :
http://www.nousvoulonsunreferendum.eu/index.php?option=co...
14:15 Publié dans Traité européen | Lien permanent | Commentaires (1) | Envoyer cette note
02 février 2008
URGENT URGENT URGENT
Rendez-vous
Lundi 4 février 2008 à Versailles
dès 12h sur la place du marché aux Fleurs
(avenue de Saint-Cloud, angle de la rue Clémenceau)
Soyons nombreux lundi à Versailles pour rappeler aux élus de la nation notre vote de 2005. Ce 29 mai où 54,7% des Français ont rejeté par référendum le traité constitutionnel européen.
Aujourd'hui ce traité est de retour, à peine déguisé*. Et cette fois, point de référendum mais une ratification parlementaire. Dans un premier temps les parlementaires français se réuniront en Congrés à Versailles lundi prochain pour modifier la constitution française et permettre cette ratification par les députés et les sénateurs. Nicolas Sarkozy préfère ainsi contourner le vote populaire qui rejetterait de nouveau ce traité.
Or "Seul le peuple peut défaire ce que le peuple a fait". Pour dénoncer ce viol de la démacratie et rappeler à nos parlementaires la volonté de la France qu'ils sont censés représenter, retrouvons-nous tous lundi prochain à Versailles ! C'est le moment ou jamais. Si demain nous les laissons passer outre un vote démocratique du peuple, rien ne les empêchera de recommencer. La démocratie sera mise à mort...
* Comme l'affirme le rédacteur du premier traité lui-même, M. Giscard d'Estaing: "Le texte des articles du traité constiutionnel est inchangé, il a simplement été réparti dans les traités antérieurs"
21:45 Publié dans Traité européen | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
31 janvier 2008
Comment se décrédibiliser ? (2)
Citation intégrale : Nicolas Sarkozy, 9 mai 2004, Conseil national de l'UMP, Aubervilliers :
« Si l'Europe reste la seule affaire des responsables politiques et économiques, sans devenir la grande affaire des peuples, reconnaissons que l'Europe sera, à plus ou moins brève échéance, vouée à l'échec.
Bien sûr, l'Europe doit être au service des peuples, chacun peut le comprendre. Mais l'Europe ne peut se construire sans les peuples, parce que l'Europe, c'est le partage consenti d'une souveraineté et la souveraineté, c'est le peuple. A chaque grande étape de l'intégration Européenne, il faut donc solliciter l'avis du peuple. Sinon, nous nous couperons du peuple.
Si nous croyons au projet Européen comme j'y crois, alors nous ne devons pas craindre la confrontation populaire.
Si nous n'expliquons pas, si nous ne convainquons pas, alors comment s'étonner du fossé qui risque de s'amplifier chaque jour davantage entre la communauté Européenne et la communauté Nationale ? »
20:45 Publié dans Traité européen | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
28 janvier 2008
Traité européen : information
À l'appel du Comité national pour un référendum :
Rassemblements, débats et stands
Samedi 2 février 2008 à 14h30
à la Halle Carpentier
81, boulevard Massena - Paris 13e
Métro Porte d'Ivry
Avec comme responsables politiques, notamment José Bové, Olivier Besancenot, Marie-George Buffet,
Jean-Pierre Chevènement, Arlette Laguiller, Marie-Noelle Lienemann et Jean-Luc Mélenchon

22:30 Publié dans Traité européen | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
25 janvier 2008
Action locale
À ceux qui habitent dans l'Eure... Vu sur http://democratieendanger.hautetfort.com
Communiqué
En décidant de faire adopter le traité dit « modificatif » de Lisbonne par la voie parlementaire, le président de la république bafoue la volonté populaire exprimée par le référendum du 29 mai 2005, qui avait vu la victoire du «non» par plus de 55% des suffrages.
Dans quelques jours, le 4 février, le Sénat et l’Assemblée nationale réunis en congrès à Versailles devront décider si cette véritable forfaiture est possible. En effet, pour permettre la ratification parlementaire du nouveau TCE, il faut une modification préalable de la constitution qui doit recueillir les 3/5 des votes des parlementaires.
Il est encore possible de contraindre le président au référendum : il suffit que tous les parlementaires attachés à la démocratie et au mandat que leur a donné le peuple votent « non » le 4 février à Versailles.
Contre le traité modificatif de Lisbonne, copie conforme du TCE rejeté par le peuple,
Pour un référendum et pour le respect de la volonté populaire
Se tiendra
mercredi 30 janvier 2008 à Évreux, salle Jules Janin (6 boulevard Jules Janin),
à 20h30
une réunion publique, animée par Marc Dolez, député du Nord,
avec le soutien du Parti Communiste, du Parti des Travailleurs, de la Ligue Communiste Révolutionnaire, d’ATTAC-Eure et de plusieurs élus socialistes.
http://www.la-sociale.net
11:26 Publié dans Traité européen | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
22 janvier 2008
Tous à Versailles le 4 février 2008
Pourquoi la future ratification du traité européen met la démocratie en danger :
http://democratieendanger.hautetfort.com
12:46 Publié dans Traité européen | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
17 janvier 2008
Comment se décrédibiliser ? (1)
François Fillon, après les résultats du referendum sur le traité de Maastricht en 1992 (referendum où il avait pris parti pour le NON):
"On ne construira pas l'Europe avec 49% de NON et 51% de OUI"
(diffusé le 3 janvier sur la Chaîne Parlementaire : http://www.publicsenat.fr/cms/video-a-la-demande/vod.html... au bout d'environ 6 minutes 30)
Mais maitenant qu'il défend le OUI à la constitution européenne, on pourra évidemment construire l'Europe avec 54,7% de NON au referendum de 2005. Logique, non ? Et son gouvernement prétend nous convaincre des qualités de son traité béni ?
23:40 Publié dans Traité européen | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
